Pas d’accord avec vous, pas de révérence gardée pour une fonction, en revanche oui pour débattre sereinement et démocratiquement mais vous n’en donnez pas l’exemple. Vous ne pouvez pas vous empêcher d’instrumentaliser la violence, la crise et la pression fiscale.
Les hasards et les nécessités de la démocratie peuvent parfaitement porter au pouvoir un vrai voyou, il y a de nombreux précédents historique, même dans des démocraties. Et alors qu’est ce qu’on fait ? On respecte la fonction ?
Sarko voyou ? La faute à l’immunité ? Sans doute pas.
Nous sortons encore assez récemment d’un président qui était, copain avec les Bettencourt, utilisait les moyens de la république au profit de sa seconde famille, utilisait les fonds de l’Elysée en l’absence de toute transparence, contrairement à ce qui se passe actuellement avec la réforme voulu par Sarkozy. Utilisait la force publique pour espionner des citoyens au motif qu’ils ne lui étaient pas favorables, nommait ses copains à la tête de la cour des comptes etc…
On ne se souvient pas qu’il ait fait l’objet de campagnes aussi injurieuses. Il faut dire aussi que sa politique était caractérisée par deux mots : ni-ni, on ne fait rien, ce qui était justement et reste ‘ambition des gens qui le soutenait et qui sont hostiles aux réformes actuelles.
C’est bien plus tôt parce que l’actuel président fait de la politique et notamment s’attache à mettre en œuvre des politiques dont même une grande partie de l’opposition a conscience qu’elles sont nécessaire mais pas toujours agréables qu’il fait l’objet d’un telle agressivité.
C’est bien pour ne pas parler politique que l’on parle morale.
Dés lors tous les amalgames sont permis. Et vous en donnez l’exemple. On a des écoutes de Madame Bettancourt qui établirait qu’elle cherche à payer moins d’impôts et on en conclue que les milliardaires seraient par définition des spécialistes de la fraude fiscale. C’est comme si on prétendait que tous les profs grugent le fisc au motif que l’un d’eux aurait dit au téléphone qu’il ne déclarait pas les « petits cours » payant qu’il donne à ses élèves. Or sur le plan des principes républicains, sinon des montant, ce serait plus grave car le prof qui est en situation de noter ses élèves et qui se fait payer, et au noir, pour le résultat qu’il est censé obtenir au frais de la république se livre à un triple détournement, fiscal, des fonds publics, et de sa fonction d’autorité. Il y a certainement des enseignants qui déclarent comme il y a sans doute des milliardaires qui payent leurs impôts.
Du reste, quand du milliardaire au prof en passant par le bistroquet qui décolle les accises à la vapeur ou le voisin qui fait repeindre son appart au black, il est clair que la fraude fiscale est devenu un sport national et non de classe. Quand même les réformes en apparence les plus sociétales, le pacs par exemple, cachent des revendications d’échapper au fardeau des impôts, on peut se demander si ce n’est pas l’excès d’impôt qui est en cause.
La dégradation de la sécurité en général et à l’école en particulier ne date pas d’hier. Si on suit vos hypothèses et interrogations, on peut se demander pourquoi de nombreux gouvernements socialistes et massivement constitués d’enseignants de l’éducation nationale auraient ainsi encouragé de petites frappes pour dissuader les élèves de rester dans le public… Car le discours consistant à dire qu’il ne faut pas les exclurent, pas les stigmatiser, n’est pas principalement un discours Sarkoziste.
Quant au bilan plus général sur la sécurité, on peut tout dire et son contraire sur ses liens avec la présidence Sarkozy, mais, là aussi, le débat démocratique n’y gagne pas tellement. Il existe des problèmes sur l’origine desquels ont peu longuement disserter.
La Suède qui n’a connu à peu prêt que de la social démocratie depuis 60 ans vient de connaître 5 nuits d’émeutes. Grenoble une. Est-ce à dire que le Sarkozisme est 5 fois pus efficace que le socialisme ?
Sans doute pas. Mais cela veut dire qu’il existe une question qui dépasse la seule France. Un enjeu « national et républicain » si il en est. Le refus de l’opposition d’en discuter avec la majorité pour essayer de trouver des solutions ne constitue-t-elle pas justement une instrumentalisation de ces violences par l’opposition ?
En gros beaucoup nous disent, Sarko ne fait rien et ce qu’il fait est inacceptable, il n’y a pas de problème d’immigrés et il ne fait rien pour les régler.
Quand à votre dernière question, Marianne est un produit marketing avec un positionnement précis. Il donne à son lectorat ce que celui-ci a envie de lire. On se souvient que son fondateur fût logé dans des appartements à bas prix ville de Paris. Qui croira que la lutte contre des passes droits constitue pour lui un enjeu éthique ?
Cependant, tant au nom de la liberté d‘expression que de la libre entreprise, libre à eux de dire ce qu’ils veulent et quelle que soit la fonction, quitte quand il dérapent à en répondre devant la justice. Je ne vois pas que ce soit le cas ici.
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