à Marc Gelone :
C’est la fatigue des peuples qui n’ont plus
la force de dominer le monde... Ils se persuadent, mi par épuisement,
mi par lâcheté, que le moment est venu de passer la main aux Barbares,
que tout sera comme avant, parce que les Barbares se romaniseront, tout
en sachant bien, au fond d’eux-mêmes, que c’est l’Empire qui sera
barbarisé sans rémission.. Ce qui n’est évidemment pas
une raison de renoncer à se battre pour éviter cela... Après tout, on
peut toujours tout prévoir, à la notable exception de l’avenir....
Certes, la fatigue des peuples... Mais cette fatigue-là elle-même finit par s’épuiser : dans l’antiquité, la révolte d’esclaves menée par Spartacus s’est produite plus de deux siècles après la précédente révolte. Oui, c’est très long, deux siècles au cours desquels les esclaves eux-mêmes finissent par considérer leur condition comme « normale », jusqu’à ce qu’un jour...
Ne nous résignons pas pour autant à deux siècles de barbarie dans l’espoir d’une éventuelle prochaine Pax Romana !