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Bonjour JL
Par principe le Président dispose d’un service pour répondre au
courrier. Il faut donc indiquer son adresse pour recevoir une réponse.
Tels que j’imagine certains compatriotes à l’esprit taquin ils seraient
évidemment capables d’inscrire un faux nom, une fausse adresse voire
les deux à la fois.
Ceci aurait pour conséquence que le courrier de l’Elysée ferait une
navette entre le faubourg Saint Honoré, la fausse adresse et
l’Elysée. La Poste quand elle retourne une lettre à l’expéditeur use du
même principe de distribution que pour une lettre adressée par un
correspondant à un autre. Les envois des citoyens et les retours du
courrier émanant de la Présidence seraient mélangées.
Ceci implique de la part du service communication, chargé de la
réception du courrier, un tri supplémentaire pour distinguer ces
retours du courrier frais. Soit 500 ou 1.000 emplois supplémentaires
selon l’ampleur de la fraude.
A moins de placer 24h/24 7j/7, au bas mot, deux
policiers ou gendarmes aptes à contrôler l’identité de l’expéditeur en
certifiant celle-ci sur l’enveloppe de toute missive destinée au
Président devant chaque borne postale ou bureau de poste. Opération
d’autant plus complexe et coûteuse que l’état ne dispose que d’une
centaine de milliers de gendarmes et qu’elle obligerait la division dépouillement
du courrier présidentiel à joindre systématiquement l’enveloppe ou le
scan de celle-ci au texte du message et donc à passer deux fois plus de
temps pour opérer ce repérage et éliminer les fausses adresses pour
éviter les retours.
Vous imaginez alors le gâchis pour le budget de la Sécurité
Sociale financant le service de l’Elysée grâce à la niche sociale.
Cette fraude aurait des conséquences kafkaiennes. Nul ne saurait
raisonnablement l’encourager.
cordialement