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Jowurz 11 novembre 2010 17:36

bonjour epapel

Pour ce qui concerne les partis, vous avez tout à fait raison et ceci est très grave ! C’est pourquoi je préconise une réforme de leur financement et un encadrement plus stricte et égalitaire des moyens à mettre en oeuvre dans les campagnes électorales.

Pour ce qui concerne la Constitution et son respect, le principe du fait accompli n’est ni constitutionnel ni reconnu par le droit international. Consultez les jurisprudences de la Cour de Justice Européenne à ce sujet. En conséquence je ne peux souscrire à votre raisonnement, totalement illégal, qui consiste à entériner un tel fait au motif que c’est une réalité. Un meurtre est une réalité ce n’est pas pour autant un acte légal.

Ou la France est un état de droit, comme le répète tout représentant sorti des urnes, ou - ce que je ne crois pas, même à vous lire - la France est un ramassis de voyous.

Je constate, selon les faits passés, que la démocratie pratiquée au sein des prétendus grands partis politiques, n’importe leur couleur, n’existe pas dans la réalité. Les primaires sont une mascarade.
La base n’a pas grand-chose à dire. Les candidatures sont filtrées par des commissions nationales qui soumettent leur propre choix aux éléments départementaux et locaux réunis ou non en assemblée générale. Ainsi certains et, quelquefois, tous les membres peuvent décider entre la peste, le choléra et l’abstention.

En supplément, j’observe, à dénombrer leurs adhérents, que les partis ne représentent pas plus de 3,5 % du corps électoral.

En conséquence, c’est une réalité civique les électeurs n’ayant aucune attache partisane sont les plus nombreux. C’est du reste l’avis des partis politiques et de leurs tribuns qui ne cessent de démarcher, par tous moyens, les suffrages du plus grand nombre.

Ce qui, en bonne logique théorique, rejoindrait votre déclaration constatant que le soutien du parti devrait se porter sur « le meilleur » candidat, ce qui soulève la question : le « meilleur » pour qui et de quel point de vue ?

A ce stade, les choix arbitraires commencent.

Ce n’est pas parce que les modes font que les uns copient les autres et que les USA ou la Chine procèdent de telle ou telle autre manière qu’il faut appliquer l’une ou l’autre en vue d’une sélection partisane d’un candidat pour, selon les critères de définition du « meilleur », plaire au dirigeant actuel du parti ou à l’électorat indécis.

Si encore la base, elle-même, procédait en remontant les degrés de la pyramide partisane à des éliminatoires successifs. Le choix définitif aurait alors un caractère plus démocratique. Mais les faits montrent qu’un tel système est trop lourd et trop imprévisible. La réalité est que le choix réside entre les membres les plus influents, qui ne sont pas, nécessairement, les meilleurs et les plus compétents mais souvent les plus intrigants et les plus tordus. 
C’est, de mon point de vue, une hypocrisie voire une arnaque.

Je ne vois pas alors ce que vous entendez par meilleur ? Votre affirmation devient à son tour très théorique. Croyez-vous sérieusement que si Sarkozy se présente en 2012, soutenu par l’UMP, il en sera pour autant le meilleur candidat  ?

D’une théorie à l’autre la perte de la réalité est totale.

         


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