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galien 16 décembre 2010 13:09

Quelques éléments, pour faire son propre jugement.

L’Humanité octobre 1939 : titre « à bas la guerre impérialiste ! » suivi d’un appel aux travailleurs français… Soyons unis pour combattre la guerre impérialiste et pour exiger que la paix soit rétablie.

L’Humanité décembre 1939 : « nous avons conscience d’agir en vrai fils du peuple en luttant contre la guerre impérialiste, en luttant contre le gouvernement de déshonneur, de misère et de guerre qui est à la direction des affaires publiques (Maurice Thorez, quelque part en France)

L’Humanité n° 20 du 18 janvier 1940 : titre « Femmes et mères de France, il dépend de vous que vos maris et vos fils reviennent des tranchées ». Appel à la désertion.

1er mai 1940 : tout notre passé récent nous appelle à l’union contre les fauteurs et profiteurs de guerre, à l’action résolue POUR LA PAIX IMMEDIATE…à la porte, le Gouvernement Reynaud-Daladier-Monnet. PAIX IMMEDIATE.

Le 17 juin 1940, L’Humanité n° 55 titre « Pour la paix par l’entente avec L’URSS. »

Le 24 juin, L’Humanité n° 57 titre « Construire la paix ».

Le 1er juillet, L’Humanité n° 58 écrit : « le Général de Gaulle et autres agents de la finance anglaise voudraient faire battre les Français pour la City et ils s’efforcent d’entraîner les peuples coloniaux dans la guerre. Les Français répondent le mot de Cambronne à ces messieurs… ». En français moderne : Merde à de Gaulle !

L’Humanité n° 59 du 4 juillet 1940 : « il est particulièrement réconfortant, en ces temps de malheur, de voir de nombreux travailleurs parisiens s’entretenir amicalement avec les soldats allemands, soit sur la rue, soit au bistro du coin. Bravo camarades, continuez, même si cela ne plaît pas à certains bourgeois aussi stupides que malfaisants.  »

L’Humanité du Soldat novembre 1940 :

« Jeune homme de vingt ans, les communistes ne veulent pas te farder la vérité. C’est leur héroïque destin d’aller souvent contre le courant. Nous proclamons dès lors sans réticence que si nous avions dirigés les destinées de la France en juin 1940, comme les bolcheviks dirigeaient les destinées de la Russie en 1918, nous aurions mis fin à la guerre, nous aurions signé la paix comme les bolcheviks l’ont signée en 1918.

La paix que signèrent les bolcheviks en 1918 était très dure. Mais elle était signée par un gouvernement du peuple qui s’attachait à la réorganisation socialiste du pays, qui expropriait les capitalistes et les propriétaires fonciers.

La paix qu’eût signée un gouvernement français populaire, ami et allié de l’union soviétique, eût été le signal du relèvement du pays dans l’indépendance."

(Jeunesse de France, novembre 1940 p. 43).

Ainsi, de septembre 1939 à juin 1940, le Parti communiste, en tant qu’organisation, s’est mobilisé pour saboter la défense nationale et appeler à la capitulation. De juillet 1940 à juin 1941, il a œuvré pour une collaboration active avec les troupes d’occupation. Marcel Cachin affirmait que "les soldats allemands sont des prolétaires sous l’uniforme". Ce qui est exact vu de Sirius mais qui, en 1940, était un appel très clair à la collaboration. De même, l’appel à la production lancé par le Parti ne pouvait que profiter à l’occupant.


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