Mango :
« D’autre part, l’apprentissage d’une langue, quelle qu’elle soit, est toujours »difficile« , même si une bonne mémoire, une aptitude à l’imitation et une oreille musicale vous font paraître »doué« . »
L’espéranto élimine beaucoup de difficultés qui n’aident en rien la communication, mais consomment beaucoup de mémoire. L’écriture « phonétique » (un son = une lettre et inversement, pas de lettres muettes, pas de combinaisons de lettres avec un son nouveau... si on connaît l’alphabet, on sait lire), la grammaire épurée et dépourvue d’exceptions (les 16 règles se tiennent sur une seule page... ça fait une différence avec la taille du Grevisse
), la constructions des mots avec des éléments invariables, dotés d’un sens fixé (tout mot qui a un sens existe, contrairement aux langues dites « naturelles » où l’usage impose pas mal de contraintes), etc.
Pour comparer : en 8 ans du français, j’étais incapable d’écrire une lettre sans être accrochée au dico, encore moins discuter. En quelques mois d’espéranto, j’écrivais des lettres aux quatre coins du monde sans dictionnaire. Sûr qu’il reste une étape de l’accumulation du vocabulaire, mais avec une possibilité de créer et dériver des mots, elle est considérablement réduite.
— >Car en cas d’urgence, quelques gesticulations et quelques grimaces vous sortiront d’affaire dans les coins les lus reculés du globe.
Je connais une blague sur le sujet... Elle est visuelle, mais je vais essayer.
Dans la jungle, un autochtone et un Blanc se rencontrent. L’autochtone lève les deux bras vers le ciel, le Blanc les dirige vers la terre. L’autochtone écarte les bras dans un geste large, le Blanc se tape l’intérieur du coude avec le tranchant de la main. Et ils continuent leur chemins respectifs.
L’autochtone revient vers sa tribu et raconte : « J’ai rencontré un Blanc aujourd’hui, on a bien discuté ! Je lui dis : »Je suis le fils du Soleil« , et il répond : »Je suis le fils de la Terre« . Je lui dis : » Chez nous, le poisson est comme ça« , et il répond : »Et chez nous, comme ça."
Le Blanc revient dans son campement et raconte à ses compagnons : « J’ai rencontré un type d’ici, un peu bizarre. Il me dit : »Je vais monter sur l’arbre« , et je l’avertis : »Tu peux tomber« . Et il dit : »Toi, tu me rattraperas« . Alors je lui réponds : »Et ça, tu veux ?"
— >Vous comprenez toujours parfaitement et vous faites toujours parfaitement comprendre de tous ceux qui parlent la même langue que vous, vous ?
Non, évidemment. Mais si en plus on y ajoute la barrière de langues, ça n’arrange rien.
« décréter que l’anglais, sous prétexte qu’elle est la langue dominante aux US (qui, je le rappelle, n’ont pas de »langue officielle« ), véhiculerait forcément un impérialisme néo-cons me semble absurde. »
Ce n’est pas la langue en elle-même qui le véhicule, c’est la politique des pays dominants. Et imposer sa langue = renforcer sa domination.
— >C’est plus la prolifération des Mac Do et que les gens n’aient rien d’autre à se demander qui m’inquiète.
C’est ce qui s’appelle « rouleau compresseur culturel » 