@Mélanie
Ne nous voilons pas la face en effet. Avec la liberté d’installation, les médecins défendent un privilège (qui va de soit pour toute profession libérale et n’est remis en question que pour eux). Mais souvent, les intérêts des médecins et de leurs patients peuvent converger. En l’occurence, ils risquent les premiers de faire les frais d’un déconventionnement massif que le gouvernement espère bien provoquer. La remise en question de la liberté d’installation n’est qu’un prétexte efficace car 1. les médecins y sont très attachés 2. beaucoup n’ont pas le choix pour des raisons familiales, notamment le travail du conjoint.
Quant à la liberté d’organiser son emploi du temps, c’est l’apanage de toutes les professions libérales. Les libéraux n’ont ni congés payés ni RTT, donc s’ils s’absentent un jour, ils l’assument financièrement ou doivent rattraper leur travail à un autre moment. Si le numerus clausus n’était pas aussi serré depuis longtemps, les médecins absents trouveraient des remplaçants ! C’est même une obligation déontologique mais aujourd’hui les remplaçants ont 3 fois plus de propositions que de disponibilités !