« D’autre part je ne suis pas sûr que l’EO vaille mieux que le »petit blanc« ou »petit négre« comme vous l’appelez d’un ton suffisant, voire condescendant. »
Apprendre à lire en une heure, à conjuguer en une demi-heure, ne pas avoir des contraintes du genre « on ne dit pas comme ça », ne pas se sentir inférieurs aux natifs - c’est déjà bien mieux que le petit-blanc anglophone. Et je ne parle pas des autres avantages.
En trois mois d’espéranto, j’écrivais de longues lettres à mes correspondants étrangers, et on parlait de plein de choses. En 8 ans de français, mon niveau était pire que le petit-nègre, pas une ligne sans la consultations intensive du dico, et quand je vois maintenant certains de mes brouillons, je me demande si les gens me comprenaient vraiment.
« Le problème c’est que vous n’avez pas d’espérantiste de souche pour le constater. »
Voilà : vous admettez vous-même qu’il faut se référer aux natifs. Autrement dit, accepter leur supériorité linguistique et sa propre position subordonnée 
Souvenez-vous qu’on ne parle pas de la communication entre les natifs, mais bien de la communication INTERnationale. Alors il faut comparer l’efficacité d’une langue, quand elle est utilisée dans la situation interculturelle ; comparer le temps consacré, le niveau, le coût et l’efficacité finale. L’anglais, on nous somme de le commencer le plus tôt possible et continuer « tout au long de sa vie », selon l’expression fétiche des institutions européennes. L’espéranto, on le propose vers l’âge de 9-10 ans, quand les bases de la langue maternelle sont en place, et le continuer un an ou deux, pour disposer d’un moyen de communication et passer avec autant plus d’efficacité à l’apprentissage des autres langues, choisies librement et sans contrainte.