« Zamenhof, le maître à penser, disait que le Volapuk était une langue morte »
Il a exprimé son avis, dont il a le droit, et vos tentatives de le présenter comme un gourou possessif sont assez maladroites, cher Philippakos. En plus, vous avez oublié de préciser que Zamenhof disait cela de volapük dès 1900, quand il est devenu clair qu’on pe peut vraiment pas parler cette langue (son auteur même regardait le dico tout le temps, et aucun congrès de volapükistes n’a été fait en volapük). Par contre, je vous livre ici la lettre de Zamenhof à Schleyer (traduction française) :
"Cher et estimé Monsieur !
Je vous envoie de fruit de mon long travail, en signe de mon profond respect pour un noble idéaliste qui a travaillé pour l’humanité, sans craindre les moqueries des foules. Personnellement, je comprends très bien, combien vous avez dû souffrir, parce que moi-même, j’ai parcouru la même route : quand mon travail fut prêt, durant quatre années j’ai dû attendre et être la cible des moqueries incessantes, - avant d’avoir la possibilité d’éditer mon livre.
Quand j’ai entendu parler du volapük il y a 5 ans, je n’ai pas renoncé à mon travail, car la construction du volapük ne m’a pas paru tout à fait pratique ; je me suis dit qu’une langue mondiale devait être avant tout compréhensible, et que tout cet important matériau qui est déjà devenu de lui-même international, devait rester inchangé. Dans une langue qui devrait devenir mondiale, on peut créer uniquement la petite partie qui diffère d’une langue à l’autre ; tout le reste doit demeurer inchangé. Car personne ne possède une force de loi telle qu’il puisse créer une langue pour le monde entier selon sa propre volonté, et la vie entière d’un homme n’est pas suffisante pour créer ex nihilo l’infinie multitude du vocabulaire d’une langue, avec tous les noms des pays et des villes, avec tous les innombrables mots techniques etc.
Je respecte votre noble désir d’être utile à l’humanité ; avec ma réelle estime pour l’auteur du volapük, je ne travaille pas contre le volapük mais pour l’idée. L’idée d’une langue mondiale est sacrée pour moi, et quelle que soit la forme sous laquelle l’humanité l’aura, je serai content et heureux. Si on me démontre que mon travail est nuisible à cette idée, je détruirai moi-même mon travail, bien que je lui aie consacré la meilleure part de ma vie ; si le monde est incertain dans son jugement, la « Langue internationale » restera ensemble avec le volapük, comme deux amis qui ont le même but dans la vie. Soit l’une des deux langues mourra d’elle-même, soit l’humanité aura deux langues, et même cela vaudra bien mieux pour le monde que de rester sans langue internationale du tout.
Pardonnez-moi de vous écrire dans ma langue : je ne le fais pas par malice mais pour vous donner un exemple de ma langue.
Très respectueusement, Esperanto"
« Aux remarques remplies d’optimisme sur »l’espéranto sans peine« , je voudrais bien voir quelqu’un dont la langue est écrite par idéogrammmes lire l’espéranto en une heure »
Posez la question aux espérantistes chinois, c’est plus logique. Je vous signale également que l’alphabet latin, on est obligés de l’apprendre déjà pour les maths, par exemple. C’est pour cela que l’alphabet latin ne pose pas de problème aux Russes, mais les Français (et non seulement eux) sont carrément horrifiés devant un alphabet à écriture différente
Mais cette reproche que vous faites à l’espéranto s’applique également à broken english, si cher à certains, car l’alphabet est toujours latin, mais les règles de prononciation sont infiniment plus compliquées 
« quelqu’un de langue non indo-européenne (un turc par exemple) apprendre le vocabulaire espérantiste en quelques jours »
Le vocabulaire, c’est la phase la plus longue dans l’apprentissage d’une langue. Par contre, les Turcs trouvent beaucoup de similitudes avec leur propre langue dans le fonctionnement de l’espéranto. Je connais aussi un cas inverse : un espérantiste russe qui a cartonné à la première leçon du turc, toujours à cause de la grammaire. Le prof ne voulait pas croire que cette personne j’a jamais étudié le turc 
« Comme si le monde entier était à égalité devant l’espéranto. »
Non, mais il l’est bien moins devant l’anglais.
« Affirmer qu’une langue qui n’a pas de passé est nuancée, c’est une bonne plansanterie, n’est-ce pas ? »
C’est la stricte vérité. Vous devriez venir sur les forums des gens qui trasuisent de et vers l’espéranto et voir, comment ils discutent les nuances.
« matinée, aube, aurore, jour »
« Matinée » est la même chose que « jour » ? Très intéressant
Sûr qu’ils ne sont pas interchangeables.
Enfin, voici les équivalents en Eo :
aube - tagiĝo, ektagiĝo
aurore - aŭroro, matenruĝo, tagiĝo
matin - mateno
matinée - antaŭtagmezo
« En espéranto vous n’avez ni bergère ni Marquise, ni argot, ni aristos. »
Lisez les traductions de Maupassant, vous verrez les différences du style.
Il est vrai qu’en espéranto il y a moins d’argot, mais d’un côté, ce domaine du langage est difficilement traduisible d’une langue à l’autre, et ensuite l’espéranto a pour vocation première de servir à la communication internationale. Mais ne vous inquiétez pas, il y a des gros mots et des insultes, pour ceux qui en ont besoin 
« Un simple code collé aux mots élémentaires. »
Comment juger le goût d’un plat sans l’avoir goûté ?.. Comme dans une phrase devenue célèbre en URSS : « Je n’ai pas lu Pasternak, mais je le désapprouve profondement » 
« Avez-vous au moins conscience que vos discours ressemblent à s’y méprendre à de la propagande, dans ce qu’elle a de moins objectif et de plus fanantisé ? »
C’est ce que j’ai dit. Juger sans savoir.
« je vous conseille les traductions automatiques pour réaliser qu’on ne peut pas systématiser la traduction »
J’adorrre la traduction automatique... Rien de mieux pour rigoler un coup 
« PAS DE LANGUE SANS USAGE QUI VA AVEC »
Ben, il y en a l’usage... L’hébreu moderne a le même âge que l’espéranto, vous ne lui reprochez tout de même pas le manque d’usage ?
« Et assez de propagande espérantiste »
C’est une tribune libre ici, comme sont nom l’indique : Agoravox
Nous, on parle de notre expérience. Vous dites « ça ne peut pas être, parce que ça ne peut être jamais ». Très constructif.
« qui font un peu penser aux interventions des commentateurs à la radio soviétique ou chinoise dans les années 70 »
Vous les avez entendus, ces commentaires ? Ca m’étonnerait que vous puissiez les écouter et comprendre en VO 
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