"C’est parce qu’il possédait trois ou quatre langues étrangères, ce qui n’est pas le cas de tout le monde, qu’il a pu apprendre le russe sans trop de problèmes !"
Euh, on ne sait pas pour l’instant, quel est son niveau en russe, et s’il a eu des problèmes
En tout cas, la seule étude plutôt sérieuse (qui a duré 10 ans) a prouvé qu’un jeune (et même moins jeune) adulte motivé progresse plus vite qu’un enfant qui n’a aucune motivation spécifique pour une langue étrangère. A ce que je vois, les élèves qui commencent l’anglais en 6e, apprennent en quelques mois bien davantage que les élèves du primaire pendant toutes les années. Alors quel intérêt de leur faire perdre le temps ?
"Et ce qu’affirment les linguistes modernes, c’est que commencer un, deux ou trois ans plus tôt donnerait de bien meilleurs résultats."
Aucune étude ne le confirme. Les linguistes (qui, de surcroît, sont plutôt "observateurs" des langues, étant de piétres didacticiens) sortent cette affirmation "en la copiant du plafond", comme on dit chez nous 
"Pour moi, il y aurait davantage de personnes capables de démarrer le russe à 50 ans si l’on commençait l’apprentissage des langues un peu plus tôt."
N’importe qui est capable de démarrer le russe à n’importe quel âge. C’est la motivation qui est le facteur déterminant.
"Et l’effacement du statut de notre langue en tant que langue internationale (que les US aident discrètement, mais de tout leur poids, d’après ce que j’en sais) nous oblige à davantage de multilinguisme."
En effet, le français n’est plus une langue dominante. Mais ça reste une langue de grande diffusion, elle permet donc de faire plein de choses avec, y compris de choisir librement la langue étrangère à apprendre.
"En fait, c’est proprement inacceptable. Je me souviens d’une pub pour l’espéranto, voici quelques années dans "Le Monde", qui était basée sur cet argumentaire."
Il y avait aussi dans Le Figaro :
http://www.swany.co.jp/phillipson/img/lefigaro.pdf
Pour la vitesse de l’oubli, je ne peux pas comparer avec l’allemand, mais j’ai eu une expérience assez perturbante, quand j’ai constaté une baisse du niveau de ma langue maternelle. Comme quoi, c’est un gros travail rien que pour conserver le niveau acquis...