@ Babalas
Cela me fait plaisir de voir quelqu’un qui connait bien l’Afrique du terrain et ses réalités sociales et socio-linguistiques. Pour ma part je ne connais pas l’Afrique du Sud, mais ce que vous décrivez des milieux de mégapoles cosmopolites et multilinguistiques comme Jo’burg et le Gauteng, vaut tout autant pour Kin (Kinshasa), Brazza (Brazzaville) ou Abidjan que je connais bien. A Kinshasa, nombre d’individus manient quotidiennement français, lingala, kikongo, tciluba, voire même kiswahili. Et l’oral est effectivement essentiel. Je ne peux que confirmer vos constatations sur les contenus sociaux. Et les très rapides évolutions et phénomènes de convergences linguistiques qu’on y observe. A mille lieux des schémas "prescriptifs".
PS. Accessoirement, remarques aux espérantistes bien connus d’AgoraVox :
- le chinois est une langue isolante, en aucun cas agglutinante
- le système des classes nominales des langues bantoues est une plongée en eaux profondes pour un espérantiste
- la valeur "propédeutique" de l’espéranto en matière de système tonal ou de maîtrise des clics est proche de zéro