@ l’auteur
Si d’un pur point de vue juridique je me range derrière vos arguments, je peux vous dire d’expérience qu’hélas l’application des protocoles liés au traitement de la douleur et à l’apaisement des malades en fin de vie est une vaste foutaise. Et sans doute tous ces débats n’auraient pas lieu si la douleur extrème était vraiment considérée, la France étant très mal placée de ce point de vue.
Après vous ouvrez un débat de qualification juridique qui est assez difficilement contestable, sauf à considérer - et c’est mon cas - qu’il manque un certain nombre de qualificatif aux côtés de la notion de meurtre. Dans cette affaire, puisque la question posée et la qualification reposaient sur la notion de meurtre, la question au jury donne une réponse qui abonde dans votre sens, mais comment pouvait-il en être autrement ? De là à considérer que c’est une reconnaissance de la peine de mort, il y a une certaine marge.