@Jimd :
"Je ne comprends pas ce que vous ecrivez sur la PAC....
Il me semble que la PAC a des effets devastateurs sur les pays en voie de developement."
La PAC, qui subventionne essentiellement les agriculteurs européens de lait et de céréales, a permis de maintenir en place une agriculture prête à répondre à la demande suite à cette période de crise alimentaire.
Alors que s’ils (les agriculteurs) avaient été soumis à la stricte loi du marché, ils auraient beaucoup plus de difficulté, le conjoncturel ayant eu raison du structurel.
Le fait est que l’agriculture ne peut avoir des prix corrects que lorsque l’offre est inférieure à la demande, ce qui humainement n’est pas acceptable.
Evidemment, les restitutions à l’export sont le volet le plus pernicieux de la PAC. Entre stocker, transformer en agro-carburants, détruire ou vendre à vil prix les excédents de sécurité alimentaire, le choix est vite vu, hélas.
"Nous versons une subvention derisoire a des pays africain pour aller pecher dans leurs eaux territoriales alors qu’ils erait plus juste de les aider a developer une flotte de peche et ensuite peut etre leur acheter sle poisson."
La pêche n’est pas du ressort de la PAC à ma connaissance.
@Ronchonaire :
"La PAC a peut-être permis d’assurer la suffisance alimentaire en Europe, mais à quel prix ?"
Primo, au prix de notre sécurité alimentaire. Pour le reste, c’est moins reluisant.
"La PAC empêche les importations de produits alimentaires en provenance de pays plus compétitifs en même temps qu’elle inonde ces pays de nos produits largement subventionnés."
Ceux-là même qui ferment leurs frontières aux exportations alimentaires aujourd’hui ? Vous ne raisonnez quand termes de prix, or vous pouvez constatez que le Vietnam par exemple considère que son riz n’a plus de prix. Que peuvent vos belles théories économiques dans de tels cas ? Absolument rien, c’est du ressort du politique.
"Les seules tolérances concernent les produits qui ne peuvent être cultivés chez nous (votre petit café du matin avec son petit carré de chocolat). Conséquence de la PAC : les terres agricoles de ces pays sont dédiées aux cultures d’exportation et en contrepartie, nous leur vendons nos céréales (plus cher que s’ils les produisaient eux-mêmes).
PS : la crise alimentaire n’aurait pas été plus grave avec une plus grande libéralisation de l’agriculture ; bien au contraire, cela aurait permis à des pays naturellement plus compétitifs de développer leur production, à un coût moindre et en plus grande quantité que ce que peut faire l’Europe actuellement."
Je n’en suis pas sûr. Les prix ont été extrêmement bas pendant de longues années sur les marchés internationaux. Et ces prix bas ont détruit la capacité de production des pays ouverts ou a été orienté vers l’agricole non-alimentaire. Au moins, l’Europe a maintenu une agriculture conséquente capable dans l’année suivante d’augmenter sa production.
Qui fait les frais aujourd’hui ? Ceux qui n’avaient pas de politique agricole, ou alors ceux qui écoutaient les "libéraux" du FMI et de la BM ?
En apparté, rares sont les libéraux réellement désinteréssés, la plupart sont des lobbyistes dont on a autant à craindre que les étatistes.
Pour résumer, la PAC est une tentative de régulation du marché, nous mettant à l’abri de ce que l’on appelle l’arme alimentaire. Marché imparfait, régulation imparfaite ? Certes.
Mais la conservation d’une capacité de sur-production et de stockage en dehors du marché est indispensable, notamment parce que ceux sont des matières premières soumises aux aléas climatiques.
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