D’accord avec vous, Morice. D’ailleurs, ça se remarquait dès le mois de mars, quand la presse a subitement commencé à dégommer Sarkozy (du jour au lendemain, on est passé de "Sarkozy, ce génie" à "Sarkozy, cet empaffé"), pour mieux expliquer que, *bien sûr*, les Français soutenaient les réformes menées "par Fillon" (faut vraiment oser le dire !), et que c’est pour ça que la côte de Fillon se maintenait, et pas du tout parce qu’il n’en branlait pas une et qu’il n’était donc pas associé aux réformes impopulaires de Sarkozy, ce qui était pourtant l’analyse presque unanime de la presse *étrangère*, de la Frankfurter Allgemeine à The Economist en passant par le Couriere della Serra (un grand merci à Courrier International).
Dégommer Sarkozy pour mieux sauver la droite, ça semble être une stratégie de la presse Lagardère/Dassault/Bolloré/Bouygues, et, même si le phénomène s’est à nouveau arrêté au moment des élections municipales (bizarre, comme cette presse a essayé de sauver les meubles pour le compte des sortants de droite, en chargeant Sarkozy le temps d’une campagne électorale, non ?), je pense que ça recommencera quand Sarkozy deviendra vraiment trop impopulaire.
Personnellement, à un moment donné, si Sarkozy ne démissionne pas, je suis certain qu’on va voir une situation de cohabitation interne à la droite, avec Sarkozy enfermé à l’asile... à l’Elysée, je veux dire, et un premier ministre (Fillon ou un autre) dirigeant les affaires du pays.