Une démocratie de la finance dans la Cité, temple de la cupidité.
Ces gourous de la finance, (devenue subitement une science qu’on glorifie depuis peu ; en effet le premier pseudo Nobel des sciences économiques a été attribué en 1969), ont été incapables de prévoir les crises de son histoire ; se contentant de les analyser après coup afin de rassurer le peuple et donner l’illusion d’un certain contrôle, permettant aux exploiteurs de se faire réélire ’’démocratiquement’’.
La crise des ’’subprimes’’ est un leure financier, détournant l’attention du public, permettant une prise de contrôle majeure de la spéculation mondiale par le même groupe de rapaces que lors des dernières crises.
La bourse ne s’effondre plus, on a maintenant l’audace de voler directement (scandale Enron et autres...). Il ne faudrait jamais perdre de vue que le marchand ne produit rien. Il transporte et transige.
Même élu démocratiquement, une personne sensée refuserait de se faire opérer par un membre de l’association des bouchers ou des poissonniers. Et pourtant, sous le credo de la mondialisation et en regard d’une unique valeur « l’économique », le marchand fait loi. En démocratie, "c’est la majorité qui fait norme" comme le déclarait le sophiste Protagoras, qu’elle soit dans l’erreur ou dans la vérité.
La politique, astreinte à l’éducation et à la gestion d’un parc de la ressource humaine, est devenue le valet de la productivité ; de l’efficace et du rentable. L’instruction contrôlée par l’Etat est désormais réduite au service de la ressource matérielle. Le politique organise les lois pour la société des marchands qui l’a élu et veille à la sauvegarde de la Propriété et à la Sécurité de ceux qui la possèdent. Ceux-ci d’ailleurs voudraient lui réserver les seules fonctions qui vaillent ; ceux de gardien, de voyageur de commerce mondial et d’endosseur financier au développement de leur individuelle richesse. Certains économistes stupides et ignares font même l’éloge de la richesse comme étant la condition du mieux-être de la masse.
Le mieux-être de la masse n’est pas la richesse mais son partage.