Le terme de « colons » est beaucoup trop fort dans le cade d’un traité d’amitié. On ne peut l’employer qu’après Alésia et la soumission des Gaulois. Si on fait l’hypothèse que les Gaulois n’étaient pas trop débiles, ils avaient installé leurs échoppes aux meilleurs emplacements. Les marchands latins avides de bonnes affaires se sont logiquement implanter dans les villes pré-existantes avec l’accord des autorités.
Le Crest, Veyre-Monton et Corent sont les cerbères de la porte sud de la Limagne. Le principal intérêt de ces sites est militaire. On devait éviter d’y laisser s’implanter trop de marchands étrangers mais les marchands eux-mêmes n’avaient probablement guère envie de s’installer dans ces lieux peu attrayants.
L’origine de l’agglomération commerciale clermontoise n’est peut-être pas à chercher dans le Vieux-Clermont mais plutôt à Royat et Chamalières. Le premier est relativement isolé dans la plaine, il fallait donc que la ville soit très développée pour organiser la défense autour de ce point. Ce qui n’était probablement pas encore le cas à l’époque de Vercingétorix. Par contre les deux autres sites sont adossés à des hauteurs où la population pouvait facilement se réfugier. On a notamment l’exemple du Puy Chateix à Royat avec ses « Greniers de César » et qui a été assiègé par Pépin-le-Bref. A l’image de Lyon, le coeur commerciale de la ville a dû progressivement glisser du pied des hauteurs vers la plaine au fur et à mesure que sa taille augmentait.
Vercingétorix ayant sûrement fait évacuer sa/ses petite(s) ville(s) ; César ne pouvait plus l’obliger à redescendre du Crest pour les défendre.