Bonjour !
Malgré toute l’estime que j’ai pour la profession de
journaliste « à cause de ceux qui font le vrai boulot pour que d’autres
brillent », je me demande si cette profession ne souffre pas du même mal
dont souffre par exemple la police et l’armée : la consternante volonté de
ne pas reconnaître la faute quand elle existe et qu’elle est évidente.
L’affligeant « esprit de corps » qui ressemble à du protectionnisme.
Comment perdre sa carte de presse ? Je suis curieux de le savoir. Je suis
navré de soulever encore ce vieux lièvre, mais qu’encourt exactement une
palanquée de journalistes qui, comme une tornade, laisse derrière elle un
désert de vies brisées, après s’être trompé d’info ? Il ne lui reste sans doute
que l’autocritique, je le souhaite, mais nous n’en sommes que rarement les
témoins.
Dans nos contrées démocratiques j’ai cette impression
nauséeuse que plutôt qu’autre garant de mes libertés, le journalisme le
plus répandu se pose en garant de mes conforts.
Peut-être que les journaux papiers sont trop épais ?
Les journaux télévisés trop longs ? Et du coup ce qui devrait meubler
d’une ligne ou d’une seconde prend le pas sur l’essentiel ?