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ubugnu 20 juin 2010 13:04

Je ne peux pas juger ou attester qu’il y ait eu ou pas des « manquements à l’honneur » de la part du camp opprimé, tout simplement parce que je n y étais pas, et tout simplement parce que malgré mon amour pour ma patrie je ne peux pas être hypocrite et nier sans preuve (je sais que la vengeance peut rendre aveugle). Mais il ne faut pas à mon avis juger l’acte « globale » (que fût la libération de l’Algérie du colonialisme) par des actes « locaux », en l’occurrence des agissements (indignes) de certains. Je ne dis pas qu’être Musulman vous empêche (comme par une volonté divine) de commettre des erreurs. Je dis simplement qu’après tout ce qui s’est passé, après toutes les horreurs, les crimes et les atrocités qui se sont déroulé pendant plus d’un siècle de colonialisme, il faut en tirer l’essentiel. Car il y a agresseur et agressé, il est beaucoup moins difficile de comprendre l’acte de vengeance de quelqu’un qui a vu massacrer toute sa famille sur la personne qui est responsable de ce massacre (traitre ou exécutant), mais torturer ou même (simplement ?) tuer par ordre d’une armée coloniale est très difficile à comprendre. Je ne comparerais pas les actes des militants de la libération aux actes des bourreaux de ce colonialisme (en l’occurrence Bigeard et ses semblables), je ne comparerais même pas leurs actes de « tortures » (tout en les dénonçant tout deux).

En conclusion, essayer de justifier ses propres crimes par les « réponses brutales » du camp opprimé ne fait pas de vous un homme. Parce que c’est justement vos crimes qui ont conduit à ces réponses (aussi isolées soient-elles, la vraie réponse a été la libération de l’Algérie par des hommes, et c’est tout ce qui compte), essayer de le nier n’est qu’une tentative de calmer vos propres démons.



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