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Mordax 6 juillet 2010 23:26

Absolument d’accord sur un grand nombre de points, le plus important étant celui de la tricherie sur les notes pour faire écran de fumée et obtenir la paix scolaire. En mentant aux élèves, évidemment.
Les premiers à entrer dans cette mascarade sont les chefs d’établissement, qui rehaussent artificiellement les notes. Ils sont suivis par les « commissions d’harmonisation », qui décident que sur telle zone, tel jury, tel établissement, il faut remonter tant de notes pour entrer dans la moyenne. Quelques professeurs marchent dans le coup pour ne plus subir la pression : être le seul à avoir des moyennes basses, ça fait mouton noir, il faut se justifier, notamment en 3ème où le brevet se « joue » (quel grand mot ! ) sur contrôle continu. Et les chefs d’établissments rendent des comptes pour leur carrière « au mérite ».

Coupables aussi les parents, prêts parfois à négocier un demi point (comme leurs rejetons) plutôt que de les mettre au boulot, mais les premiers à se plaindre parfois qu’il y a trop de travail, trop de lectures.
Coupables aussi les « projets », la dispersion perpétuelle, au lieu d’être en classe, les uns transmettant, les autres apprenant. Mais un projet permet de faire de la com’ dans la revue de l’établissement, et auprès du rectorat. Evidemment, les établissementss traditionnellement renommés n’ont d’autre projet que le programme, encore le programme, toujoiurs le programme, pendant que les autres font mumuse à faire de la photo, du cirque ou des ateliers hip -hop

Résultat : à parchemin théoriquement égal , les élèves n’ont pas le même niveau. Les meilleurs bacheliers ont de la marge devant eux , les autres ont un titre qu’ils n’auraient jamais eu , n’ayant pas passé le cap de la 3ème, ne serait-ce que 15 ans plus tôt.
 Un peu comme une course où l’on qualifie tous ceux qui courent le 100 mètres en 30 seconde. Tout le monde est qualifié, les uns poussivement, et c’est leur terminus, les autres sont près pur la finale où il faudra faire 10 secondes.
C’est également là que jouent les codes, car certains se seront habitués à cette idée et n’auront pas vu une finalité dans le bac, se seront ménagé de la marge, auront pris toutes les options possibles, et auront été informé sur leur devenir après le bac. Là précisément où commence le jeu de quilles...



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