Pour ajouter l’injure à l’outrage, la Bourse de Paris vient d’autoriser à nouveau les ventes à découvert... une des pratiques les plus emblématiques de la « nouvelle » finance.
On vend ce qu’on ne détient pas...
Qui fait mieux ?
En fait, la seule réforme qui assécherait cet océan de filouterie en tout genre serait de rendre au marché son fonctionnement normal : on achète avec de l’argent que l’on a, comptant, on prend livraison (ou on prend une participation), et on vend ce que l’on possède en propre.
Et encore faudrait-il définir les modes de propriété corporative, car rappelons-nous le bon mot attribué au président US Andrew Jackson, qui a pulvérisé la première tentative de prise de pouvoir de la Banque : le problème avec une société, c’est qu’on ne peut ni lui botter les fesses, ni l’envoyer en enfer.