Grossière erreur : les républicains radicaux croyaient créer une société
d’hommes libres où la disparition des monarques et des clergés
permettrait le règne du Vrai, du Beau et du Bien. Il s’agit d’une très
forte espérance.
Justement, la « grossière erreur » consistait précisément à imaginer la prétendue libération des hommes vis-à-vis de la foi catholique. C’est une donnée anthropologique : l’homme est fait pour communiquer avec Dieu. Que cela plaise ou nom. Cela appartient à la constitution humaine. SI vous coupez les hommes de Dieu, ils sont paumés. Dieu n’est pas un despote, en revanche, l’homme qui se coupe de Lui est forcé de se faire lui-même ses propres dieux, et eux, en revanche, sont réellement despotiques. Le vrai Dieu, tel qu’Il est confessé dans la foi catholique, est le garant de la liberté des hommes. Si ces derniers rejettent cette garantie, ils tombent dans la servitude. Justement, le Vrai, le Beau, le Bien font partie des transcendantaux, lesquels se rapportent à Dieu. ON ne peut les atteindre en rejetant Dieu. L’espérance, dont vous parlez, est-elle même une vertu théologale...