Justement Frida. Le premier dilemme fut de stopper le massacre que Khadafi préparait à Benghazi, mais la radicalisation des opinions, soigneusement entretenue par tous les bords, n’a permis que deux approches générales : appuyer l’intervention ou la condamner sans aucunes nuances. Par la suite, sur ces deux pôles se greffe toute la propagande des uns et des autres. Les peuples arabes et leurs aspirations réelles, tout le monde s’en fout. Meyssan et Collon exploitent leur fond de commerce pro-iranien
anti-occidental, les affairistes, protégés par le parapluie OTAN prennent leurs bénéfices et on attend
le tour de la Syrie. Comment peut-on qualifier l’intervention en Libye comme une guerre contre des populations civiles ? Pour le dire, il faut soit ignorer ce qu’est la guerre, soit manipuler le terme population civile.