BonsoirJhuss
Je suis votre raisonnement avec attention, je n’y vois pas de faille.
Pour aider à votre démonstration j’ajouterais un « détail » que vous n’avez pas pensé à souligner. Les avocats des victimes se sont épuisés pendant des semaines pour obtenir ces enregistrements auprès de la justice. Et cette dernière a multiplié refus et atermoiements.
On imagine l’indignation et la colère des victimes qui se sentent doublement bafouées avec cette diffusion illégale et soudaine.
Merah a réussi à instrumentaliser les media jusqu’après sa mort. Il est sûr que l’héroïsation du terroriste qui en a découlé est totalement à éviter. Mais à qui la faute ? Il y a eu médiatisation à outrance pendant la tentative de capturer Merah vivant.
Autre chose encore, il est normal qu’on cherche qui a organisé cette fuite d’enregistrements. Par contre il serait anormal qu’on cherche à obliger les journalistes à « dénoncer » leur(s)source(s). C’est vrai que d’habitude c’est plutôt Al Djazeera qui se charge de ce genre de révélations...
MAIS il n’y a pas que la fuite. Il y a visiblement du désordre à la DCRI, à la vue de tous, faut-il le cacher ? Avons-nous le droit d’en connaître l’ampleur et les causes ?
Faut-il poursuivre le « fuiteur » ? Il a tort d’avance. Par contre, admettons que ses motifs soient nobles. Mettons-nous un instant à la place d’un citoyen fonctionnaire qui verrait qu’on dissimule volontairement des éléments d’enquête susceptibles d’éclairer une affaire sous un jour éloquent. En ce cas je n’arrive pas à incriminer cette personne dont je rapproche l’indignation de celle du fameux Gorge Profonde de l’affaire du Watergate.
Mes compliments pour évoquer courageusement cette affaire douloureuse.
En bonne amitié
noodles