@ kiouty
Je pense qu’une certaine forme d’oubli est une preuve de force et de noblesse (lire l’incontournable Généalogie de la Morale de Nietzsche à ce sujet), ce qui n’empêche pas bien évidemment de connaitre et d’étudier objectivement l’Histoire (ce qui est aujourd’hui interdit concernant certains évènements de la seconde guerre mondiale).
Il faut bien faire la distinction entre l’étude scientifique de l’Histoire, qui peut aider à la compréhension du présent (il ne s’agit donc pas de se souvenir mais de connaitre), et la moralisation de certains faits historiques choisis (qui ne peut être qu’idéologie et propagande).
Notons également que l’idée selon laquelle l’hyper-médiatisation de certaines « horreurs » de l’histoire empêcherait leur renouvellement est au mieux une illusion totale, au pire le meilleur moyen de ranimer et d’attiser la « haine ».