@ Nico Breton
C’est peut-être aussi parce que la France est en train de récupérer petit à petit le bon sens républicain, ce qui fait qu’on commence à se préoccuper de l’inimaginable scandale du financement public des associations.
En effet, que dit la déclaration des droits de l’homme de 1789 ? Je cite :
« Article XIII : Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés. »
A ma connaissance, les frais de fonctionnement des associations ne sont ni des dépenses d’entretien de la force publique, ni des dépenses d’administration. De quel droit fait-on contribuer les citoyens à ces dépenses ?
Subventionner une association, c’est faire payer ses activités par le contribuable, qui devient ainsi de facto un cotisant obligatoire d’associations à la raison sociale desquelles il peut être en complet désaccord.
Si des citoyens veulent s’associer dans tel ou tel but, libre à eux, c’est le principe de base de la liberté d’association reconnue par la loi de 1901, mais cette liberté fondamentale a pour corollaire la liberté que devrait avoir tout citoyen de ne pas faire partie d’une association.
Or, quand l’on cotise à une association par ces impôts, on se retrouve dans la situation d’y adhérer de force.
Il faut donc que, à l’instar de l’article 2 de la loi de 1905 ( la République ne reconnaît, ne salarie et ne subventionne aucun culte ), la loi institue également un règlement similaire concernant les associations, qui stipulerait : « la République ne reconnaît, ne salarie et ne subventionne aucune association ».
Ceci permettrait à l’Etat et aux collectivités locales d’ économiser des milliards ( voir des dizaines de milliards, le montant réel est introuvable, et peut-être même inconnu ) d’euros par an, et de faire cesser un intolérable clientélisme électoral résultant de cette « suventionnite » !