Un bel exemple de méthode Coué, mais bien sûr totalement à côté de la plaque.
Le PCF ne se ralliera pas au PS. Tout le monde glose sur les distanciations prise par Pierre Laurent avec l’expression « Coup de balais ». Mais personne ne reprend un autre élément bien plus essentiel de la déclaration de presse de Pierre Laurent de Lundi dernier : « beaucoup pense que la politique du gouvernement n’est pas de gauche ».
Ca y’est, le mot est enfin laché par le 1er secrétair du PCF : la politique du gouvernement n’est pas de gauche.
Quand on voit la distanciation prise en 9 mois par le PCF depuis l’élection présidentielle : « Nous ne sommes pas dans la majorité présidentielle, mais nous sommes dans la majorité du peuple de gauche » en passant par « Le président est déconnecté des urgences sociales, pas à la hauteur de la situation » jusqu’à « beaucoup pensent que sa politique n’est pas de gauche », on a du mal à y voir les prémices d’un ralliement dans un an.
Si on continue à ce rythme et sur cette pente là entre le PCF et le PS, on aura dépassé depuis très longtemps le point de non-retour, si ce n’est pas déjà fait.
A côté de ça, le fait que le secrétaire général du PCF préfère des expressions plus policée que le « parler cru et drû » de Mélenchon pour dire la même chose, c’est quantité négligeable.
Enfin, rappelons que le PCF ne s’est pas rallié au PS pour les législatives et qu’il y’a perdu presque la moitié de ces députés. Rappelons également que ses sénateurs, élus sur des listes communes avec le PS ne se privent pas de le mettre en échec au sénat en chaque occasion possible ; sans se soucier apparement d’une ré-élection qui risque d’être très compromise.
Depuis un an, le PCF a envoyé balladé le PS en terme d’accord électoraux, quitte à en payer le prix fort. Et rien n’indique un volte-face en la matière, bien au contraire.
Rappelons enfin qu’en 2007, avec la droite au pouvoir, sans le FdG ni les Verts-EE, le PS n’avait pas hésité à ravir autant de ville que possible au PCF, pourtant son « allié historique » de l’époque.
Qui peut croire que le PS aura plus de mansuétude aujourd’hui, alors qu’il a tenté (sans succès) de lui ravir ses derniers conseils généraux aux dernières cantonales.