« ...’il faut aussi une information claire et impartiale et un peu de reflexion pour voter avec discernement. »
C’est l’avenir et rien d’autre qui dit si un peuple a voté avec discernement ou non.
Le 5 décembre 1992, une majorité de Suisses alémaniques, contre une majorité de francophones refusaient, à l’instigation de l’UDC déjà, d’entrer dans l’Espace économique européen. Tout le monde sait aujourd’hui que ce fut la chance du pays. Mais voici ce qu’écrivait un « discernementeur » résigné, dans le « Journal de Genève » du 8 décembre : "« Au lendemain de ce que
l’on peut considérer comme une grave erreur d’aiguillage de la Suisse (...) Même si le peuple s’est
trompé dans son jugement majoritaire, rien n’autorise la minorité à demander le
changement des règles du jeu au milieu de la partie."
Alors, vous voyez, le discernement n’est l’apanage ni le monopole de personne.