Dieudonné me fait penser à ces gosses qui en passant devant
les grilles du château, grattant les barreaux à l’aide d’un bâton pour faire hurler les
chiens.
Dieudonné le Rebel qui n’accepte pas de se soumettre aux
dictat d’une nomenklatura médiatique.
Dieudonné le virtuose qui dans son sketch l’extraterrestre transforme
les cailloux de la planète Jupiton en dollars pour qui sait comprendre les métaphores.
Dieudonné la victime des tueurs de liberté d’expression.
Dieudonné, l’homme traqué qui sait que les chiens n’attendent
qu’une occasion pour le faire disparaitre.
Et c’est évidemment dans le sens de « la bête traquée »
que Dieudonné se compare au tueur de Montrouge et de porte de Vincennes, lorsqu’il
ose affirmer se sentir « Charlie Coulibaly », phrase qui lui
vaut d’être en garde à vue aujourd’hui.
Je répète donc pour les malentendants, Charlie pour la
victime de la liberté d’expression et coulibaly pour la bête traquée par le
pouvoir.