Bonjour, Salz.
« L’objectif est simple : faire voter des gens qui ne s’intéressent pas aux affaires publiques en supposant qu’ils se décideront sur des éléments superficiels qu’une bonne agence de marketing monteront en épingle. »
Je ne crois pas que les politiques soient suffisamment sots pour penser cela. Ils sont d’ailleurs incapables de savoir quel serait le choix imposé de personnes réfractaires au vote pour cause de rejet de l’offre. On ne voit donc pas où serait le bénéfice pour eux, eu égard à cette incertitude.
Cela dit, être obligé d’aller voter présenterait l’indéniable avantage de permettre aux électeurs désabusés de marquer - de manière comptabilisée - leur refus de choisir parmi ceux qu’ils considèrent comme des clowns ou des traîtres en glissant dans l’enveloppe un bulletin blanc ou un bulletin nul signifiant vertement aux candidats ce que l’on pense d’eux.
En réalité, ce n’est pas vraiment de vote obligatoire que l’on a besoin, mais d’une véritable reconnaissance du vote blanc dans les suffrages exprimés, avec de ce fait une incidence sur les résultats définitifs du scrutin.