J’ai en effet été travailleur journalier (le plus précaire des prolétaires). Aujourd’hui, je suis devenu salarié, et immigré aussi.
J’ai senti venir l’état d’urgence au moins un an à l’avance, et j’ai quitté ce pays de merde avant que la police para-militaire ne débarque chez moi pour tabasser ma femme et ravager mon appartement avant de me jeter en cage pour apologie du terrorisme ou autre chose.
« Tu exagères, ça n’arrivera jamais... »
J’ai le nez creux.
Bref : salarié, immigré, prolétaire, révolutionnaire.