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McGurk 10 décembre 2017 00:26
McGurk

Je suis un peu étonné par ces propos, je pensais que les chefs de parti (surtout des grands) gagnaient un salaire à faire pâlir un mort ? Je me rappelle de quelques chiffres astronomiques dans des reportages qui ne laissaient aucune place au bénévolat.

Je suppose que même les partis de moindre importance ont suffisamment d’argent venant des militants et du gouvernement pour payer celui qui va le diriger, non ? Et puis c’est ridicule de penser qu’avec autant de responsabilités on puisse vivre pendant cinq ans d’amour et d’eau fraîche.

Quant à leur « nouveau monde », c’est exactement le même que l’ancien à ceci près que celui de En marche n’est autre que celui de la logique d’entreprise appliquée à l’Etat et au pays. En gros, on dirige la France comme si c’était une boîte lambda dans laquelle on supprime le plus de postes pour faire travailler les salariés trois fois plus pour le même prix et le reste ce sont des stages à n’en plus finir (ici le « bénévolat »).

Je suis effrayé par la diffusion de cette idée à l’échelle de la société et ce dans tous les domaines, il y a déjà assez de chômage et personnes en difficulté pour instaurer une fracture encore plus profonde entre les riches et les moins riches/pauvres. Si ça se trouve, on aura peut-être un jour un premier ministre par intérim (j’aime cette idée) et au printemps prochain un autre fouettant les députés en pleine assemblée avec Macron sur son petit trône smiley .

D’ailleurs, cette phrase vient de Gattaz qui disait clairement que "le futur de l’entreprise est le bénévolat« . Comme quoi leur soi-disant  »engagement militant" c’est vraiment du pipeau. Ils ont fait le même coup sur Linkedin avec le Premier, normaliser et banaliser leurs idées scandaleuses.

Le « normalement la politique ce devrait être comme ça » de l’auteur se heurte au fait que la politique n’a jamais eu pour vocation de résoudre les problèmes mais très généralement de les distordre et les amplifier. Actuellement, la nouvelle tendance généralisée est la ruée sur les postes de bas en haut de l’échelle politique pour faire carrière et ce indépendamment de leur étiquette politique qu’ils jettent volontiers aux toilettes (cf. En Marche). Idem pour leur programme politique qu’ils ignorent volontiers (ainsi que les électeurs) une fois en poste.

Sa phrase (de Christophe Machintruc) me dégoûte justement aussi parce qu’elle relève d’une forme ignoble d’utilitarisme où on nous fait plus ou moins comprendre que « les vieux retraités sont inutiles parce que plus actifs » - qu’en gros la retraite c’est « tellement dépassé » parce que c’est bien plus utile de faire travailler les gens jusqu’à la mort.

D’autre part, il abolit la frontière entre bénévolat et travail devant être rémunéré, créant une espèce de soupe où on nous suggère de « bosser gratos pour les entreprises et le gouvernement ».

J’adorerais lui vomir dessus, au moins le contenu de mon repas serait, lui aussi, « valorisé ».



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