@Hamed
Une chose est certaine, c’est que l’approche micro et l’approche macro-économie ne se ressemblent pas. Beaucoup d’économistes font une extrapolation du domaine micro vers le domaine macro et cela ne marche pas. La plupart des économistes ne vérifie pas la vraisemblance de leurs lois par des mesures sur le terrain. Les lois qui permettent de comprendre la macro-économie sont très complexes et ce qui ressemble le plus à ces lois sont à prendre dans la dynamique des fluides turbulents. Autrement dit, les solutions font appel à des équations différentielles et je ne connais pas beaucoup d’économistes qui les maîtrisent. J’ai lu Raymond Barre dans ma jeunesse et je n’ai jamais retrouvé ses lois comme chef d’entreprise. De mon point de vue, seul Steve Keen ou Gaël Giraud s’approchent de ce que j’ai pu observer.
Vous dites que la dette ne pose pas de problème, mais de mon point de vue, le problème de la dette est le remboursement dans un cycle qui ne correspond pas au cycle de création de richesse. En plus, les intérêts n’ont plus aucun sens aujourd’hui, puisque depuis la montée de la monnaie scripturale, il n’est plus nécessaire de posséder l’argent qui est prêté. Les ratios n’ont aucune utilité pratique, puisque ces ratios ne sont pas vérifiés au moment du prêt, mais au moment des opérations de compensation et nous n’avons jamais vu la BCE refuser une augmentation des réserves à une banque qui le demandait. Cela ouvrirait un risque de credit crunch. Pour que l’économie fonctionne, il est indispensable que le cycle de la monnaie suive le cycle de création de richesse. Pour cela, la monnaie ne doit pas être créé sous forme de prêt, mais sous forme de capital. Le prêt doit être réservé à des opérations sans création de richesse.