@Jacques-Robert SIMON
La science économique n’a que l’illusion du quantitatif mais est en fait totalement subjective. L’économie fait partie des quelques sciences (avec la philosophie et la sociologie), où ne va (presque) jamais confronter la théorie avec la réalité. On nous montre des courbes qui se croisent en nous affirmant que c’est l’image de la réalité. La réalité économique n’a que faire des courbes car elle fait toujours appel à des notions subjectives. Il n’existe pas de courbes objective de l’offre et de la demande et le prix qui en résulte peut être compris dans un ou plusieurs patatoïdes, mêmes pas contigus... Ce qui se rapproche le plus de la réalité économique en science, ce sont les écoulements de fluides turbulents (un torrent, par exemple) que l’on peut approcher avec des équations différentielles qui donnent éventuellement un espace de solutions.
Le problème de l’humain est que chaque individu est distinct des autres et doit être respecté dans ses spécificités. Il y a donc autant de solutions que d’humains.
Quand la théorie ne reflète pas la réalité, c’est qu’il y a un loup. Les hommes de pouvoir ont tendance à vouloir déformer la réalité pour qu’elle ressemble à la théorie, mais cela ne mène qu’à des catastrophes.
Les lois dans les sciences dures nous donnent la Vérité dans un domaine d’utilisation et cette vérité est unique, donc sans contradictions. S’il y a des contradictions, c’est que ce ne sont que des théories qui nécessitent encore bien du travail. En science, la contradiction est le marqueur certain de l’erreur. Cela vaut également dans les sciences humaines. Un historien qui construit une vraisemblance voit sont travail détruit lorsque les contradictions apparaissent. Il doit éliminer au moins une de ses hypothèses. Lorsque la contradiction apparaît à la fin de la carrière d’un mandarin, il devient impossible de se déjuger et les erreurs perdurent. La théorie néo-classique de l’économie est un bon exemple de ce qu’il ne faut pas faire en sciences. Mais est-ce vraiment une science ?