@Decouz
"La sympathie de Dante pour l’Islam est encore plus certaine que sa
connaissance de l’histoire. Dans ses ouvrages en prose, ne les cite pas tous.Mais il a placé dans ses Limbes le sultan Saladin et les deux sages
islamiques, Avicenne et Averroès « qui fit le grand commentaire »
(d’Aristote). Cette place est parfaitement injustifiable selon la
dogmatique chrétienne. Saladin, Avicenne, Averroès, sont morts hors de l’Eglise, dans
l’infidélité positive, c’est-à-dire en toute connaissance de la
véritable religion... que dans le conflit entre le néoplatonisme arabe et la théologie
chrétienne, il a adopté une attitude mystique ; qu’il ne reconnaît aucun
maître ; qu’il accepte tous les penseurs antiques et médiévaux,
chrétiens et musulmans, et qu’il les fond dans un système personnel où
il est souvent plus près d’Averroès que de saint Thomas. Par ses
symboles, ses subtilités, ses extases, sa conception de l’amour et de la
femme, M. Asin le croit encore plus près de son cher Abenarabi"
https://fr.wikisource.org/wiki/Pour_le_sixi%C3%A8me_Centenaire_de_Dante_-_Dante_et_Mahomet