Le présent article va à l’encontre de la position majoritaire sur le présent site, on peut sur ce point donner acte que le pluralisme d’opinions y est accepté.
La crédibilité scientifique du livre référencé dans cet article est récusable, dans la mesure où il n’est pas signé (pseudo « inconnu soldat ») ni publié dans une maison d’édition connue (« édition des sans voix »). C’est du reste assez surprenant, car sur le fond, il va dans le sens des positions des autorités médicales officielles et du courant de pensée institutionnel.
Concernant le débat « pour ou contre Raoult », il est vrai qu’il s’est beaucoup avancé dans certaines de ses prises de position péremptoires sur l’efficacité de son protocole qui devait couper court à la maladie, ou sur l’absence de seconde vague (on peut jouer sur les mots, mais l’actuelle résurgence correspond bien à ce terme).
Quoiqu’il en soit, son principe basé sur un dépistage « en population » (pas seulement les patients symptomatiques) et l’application d’une thérapie antivirale en tout début d’infection ne peut pas lui être reproché.
Mais concernant l’efficacité de son protocole, il se pose la question suivante : s’il traite des patients non encore symptomatiques, ceux qui ne développeraient pas la maladie même sans traitement font partie du groupe. En ce cas la faible mortalité affichée pour les patients pris en charge par l’IHU (0,5%) doit être comparée à la létalité intrinsèque du Covid (IFR), et non pas à celle des seuls malades symptomatiques hospitalisés. Or la létalité intrinsèque du Covid est estimée par l’OMS entre 0,5% (pays à population jeune) et 1% (pays à population âgée). L’analyse de l’efficacité dépend donc de la composition du groupe traité à l’IHU avec HCQ+AZM ayant écarté celles présentant un risque d’effets secondaires. Cette efficacité est donc moins évidente que j’avais d’abord pensé.