@Soucougnan
Wouhaaa quelle psychologie à deux balles !!!
Vous avez le sentiment trompeur de n’avoir jamais eu les moyens d’influencer votre destinée alors que dans les faits, vous n’avez jamais cherché à contrarier le destin, parce que vous n’avez jamais cru pouvoir le faire
Ma propre destinée je l’ai prise en main très tôt mais je me fous éperdument de ce qui se passe dans les sphères où je sais très bien que je n’ai aucune influence. Je ne me déteste pas, il m’arrive de douter mais c’est uniquement dans le sens méthodique, sur les constructions mentales que j’ai qui me permettent d’assoir certaines connaissances tout en sachant que comme il est impossible de tout savoir, nous avons obligatoirement des lacunes.
Par contre j’ai fait mes choix et je vis une vie paisible loin du tumulte des grandes villes, je ne voyage plus à l’étranger l’ayant fait pendant plus de 10 ans (cela pourrait encore m’arriver mais c’est loin d’être un moteur de vie). J’ai plutôt fait le choix d’interagir avec le monde en m’intégrant le plus possible avec mon environnement naturel.
D’un point de vue individuelle notre niveau d’influence est quasiment nul dans nos sociétés du moins si nous voulons la faire évoluer. Durant mes travaux sur la réflexologie de Pavlov sur les groupes durant les grands changements historiques des pays, on constate que c’est la convergence de plusieurs esprits déterminés qui conduisent une masse au changement. C’est un sujet que j’avais abordé avec Philippe MURCIA, un ancien rédacteur sur ce site, comme moi d’ailleurs, nous nous étions rencontré sur un sujet que je trouvais pertinent : « Et si nos démocraties n’étaient autre que des théocraties travesties ? »
Philippe était un historien émérite, membre de l’académie des sciences de New York et ancien conseillé de Mitterrand pour la Françafrique, nous avons pas mal discuté sur ces sujets là aussi.
Car ce sont des gens comme moi qui présideront au cours de ce siècle à votre nouvelle destinée. Et j’avoue que cela me fait un peu peur de me retrouver dans le rôle de l’Église catholique qui tente de préserver auprès des barbares qui ont envahi l’empire, les restes de la civilisation romaine.
Pour ma part, je ne veux pas du pouvoir et je ne me sens absolument pas investi d’une mission divine. Quand à votre référence de l’Eglise Catholique qui tente de préserver des barbares les restes de la civilisation romaine, vous faites une erreur phénoménale. A cette époque, si vous visitez Al Andalous (l’Andalousie) vous y verrez les traces de l’âge d’or des arabes (qui n’étaient pas encore musulmans) au regard des barbares européens. La civilisation était mauresque et l’Europe avait beaucoup de relents de la barbarie, ce qui d’ailleurs a duré très longtemps.
Regardez aujourd’hui encore, notre philosophie trouve ses origines non dans la culture romaine mais dans celle des grecs antiques qui via les perses a été transmise à l’occident par les maures débarqués en Espagne du sud ; cette philosophie a été transcrite dans la religion chrétienne par Saint Augustin. Comme pour les mathématiques et le 0, invention arabe ce sont les arabes qui nous l’ont apporté. La barbarie restait du côté de l’occident actuel.
Je vous trouve très bien dans cette société nouvelle dans laquelle le nombrilisme exacerbé est la valeur cardinale.
Pour votre information, vu mon âge avancé, je suis encore sur de vieux schémas de pensée, je me bas pour d’autres, n’ayant aucun intérêt moi même dans ces combats si ce n’est la satisfaction du devoir accompli.