@velosolex
L’ambition de Napoléon concernant le
Rhin était de consolider le fait acquis établi par la loi du 14
fructidor an III (31 août 1795) qui découpait la Belgique en neuf
départements : la Dyle (Bruxelles), l’Escaut (Gand), la Lys
(Bruges), Jemmapes (Tournai), les Forêts (Luxembourg), le
Sambre-et-Meuse (Namur), l’Ourte (Liège), la Meuse-Inférieure
(Maestricht) et les Deux-Nèthes (Anvers). Le but était d’intégrer
au territoire national la rive gauche du Rhin jusqu’à son embouchure
(Bouches du Rhin, sur le modèle de Bouches du Rhône), et surtout
les ressources en charbon et minerai de fer qui aurait créé un
complexe sidérurgique dont les Anglais ne voulaient absolument pas,
puisque leur propre bassin, déjà développé et actif était limité
par l’insularité du pays.
C’est la raison pour laquelle ils ont
fabriqué la Belgique en tant qu’état et mis à sa tête un
souverain de la famille du leur. En même temps on sait qu’ils
représentaient le péril le plus important pour Napoléon et que ce
sont eux qui ont mis fin à l’expansion française. Le danger n’était
pas à l’est du Rhin, mais outre-Manche.