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jakem 16 février 09:37
jakem

@jakem
( suite 6 ) La complaisance des autorités face à la violence politique n’est-elle pas un poison démocratique extrêmement dangereux ? Les leaders politiques ne devraient-ils pas incarner une position digne et recadrer leurs sympathisants ou militants afin qu’ils ne sombrent pas dans la violence politique ?

Aurélien Marq : Oui, la complaisance d’une part non négligeable des autorités face à la violence venue de la gauche est un poison pour la démocratie. En juillet 2023, Jean-Luc Mélenchon prenait prétexte des évolutions climatiques pour proclamer : « Maintenant, camarades, nous n’avons plus le temps. (....) seule l’action révolutionnaire et subversive, qui assure la rupture avec le capitalisme, peut nous permettre de tirer l’humanité de l’impasse. » Imagine-t-on les réactions, y compris judiciaires, si quelqu’un à droite déclarait par exemple que « face au grand remplacement, nous n’avons plus le temps et seule l’action révolutionnaire et subversive peut nous permettre de tirer la France de l’impasse » ? Mais comme Mélenchon est de gauche, ça passe, et un an plus tard presque jour pour jour, en juillet 2024, le premier ministre Gabriel Attal appelait à voter LFI pour « faire barrage au RN ». Entre ces deux moments, il y eut l’horreur du 7 octobre 2023, les prises de position que l’on sait de nombreuses figures de LFI, et cela non plus n’empêcha pas le « front républicain contre l’extrême-droite », c’est-à-dire le ralliement de la gauche et du centre à Raphaël Arnault et à Rima Hassan. Or, après un tel ralliement, comment prétendre encore à une « position digne » ?

Sans une véritable alternance démocratique, qui arrachera les institutions à l’emprise du « cercle de la Raison » pour les remettre au service de la France, nous ne sortirons pas de la crise.



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