Le Figaro, ce jour, copié-collé : Moins d’une semaine après le lynchage de Quentin Deranque en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon (Rhône), cinq des six principaux suspects responsables de la mise à mort de l’étudiant de 23 ans ont été formellement identifiés par les enquêteurs, a-t-on appris mardi matin de source proche de l’enquête, confirmant une information de France Télévision. « L’enquête a en effet très très bien avancé... », glisse une autre source bien renseignée. Pourtant, aucun n’a été interpellé à ce stade. « Il s’agit d’établir leur degré exact de responsabilité. Ce genre de vérification ne peut pas se faire après les interpellations », analyse la même source. Et d’ajouter : « Dans ce dossier, tout est technique, en plus d’être politique. Les policiers marchent sur des œufs. Ils savent qu’ils n’ont pas le droit à l’erreur »......./......
Les deux enquêtes, l’une criminelle pour « homicide volontaire », et l’autre délictuelle pour « violences aggravées par trois circonstances de réunion, d’usage d’arme, et de mis en cause dont le visage est dissimulé », se poursuivent. Les enquêteurs de la division criminelle territoriale de la police de Lyon s’appuient notamment sur une série de prélèvements ADN, l’exploitation de la téléphonie et les images des caméras de vidéosurveillance pour tenter de remonter le fil exact des évènements ayant conduit au drame. « L’identification des auteurs est toutefois rendue complexe par le manque de caméras. On en demande beaucoup plus depuis des années, mais le maire s’y oppose... », déplore un policier lyonnais.