@Jules Seyes (message de 10:34)
« le réel colle à la position russe »
Voilà dans ce cadre une proclamation d’unilatéralisme partisan. Le « réel » est qu’il y a au départ un suzerain jaloux de sa domination sur son proche environnement, et un bloc hégémoniste rival visant à tailler des croupières à son influence. Ingérence des deux en Ukraine, provocations et manigances du second, riposte militaire du premier, etc.
La vérité est distordue par la propagande de guerre, chaque camp (et ses partisans) affirme sa supériorité et son bon droit et discrédite et dévalue l’adversaire. Et ça marche assez bien, on voit ainsi chez nous une majorité pour continuer à soutenir jusqu’au bout la reprise des territoires par l’Ukraine.
L’idéologie exhibée n’est que prétexte, l’Histoire se comprend par la Géographie, il s’agit d’un conflit d’impérialismes.
Mais la sortie de conflit doit intégrer le choix des peuples, les Kiéviens ne veulent pas dépendre de Moscou, les Dombassiens ne veulent pas dépendre de Bruxelles.
Dans un ancien article, vous aviez exposé un plan de paix, figurant au centre-Est européen une zone géopolitique neutre entre la zone d’influence occidentale et la zone d’influence russe. Cela aurait pu -et du- être mis en place dans les années 90 ou tout début 2000. Désormais vous n’imposerez pas aux pays ayant adhéré à une alliance (je ne parle pas des candidats) que quitter celle-ci. Il est du reste possible que l’OTAN se restructure sans les USA et soit remplacé en Europe par « la défense commune des pays de l’UE -et alliés- », proche de la « coalition des volontaires ».
Je souhaite pour ma part que ni l’Ukraine ni aucun pays candidat ne soit intégré à l’UE et son alliance militaire [voilà qui est au antipodes de Tytelmann et consort], et qu’ils restent non-alignés.