@Eric F,
La réhabilitation de figures collaborationnistes comme Bandera dans le récit national ukrainien est une faute politique et morale majeure. Non seulement elle insulte la mémoire des victimes de la Shoah par balles et des massacres en Pologne, mais elle offre sur un plateau d’argent des arguments en or à la propagande de Moscou. Sur ce point, vous avez parfaitement raison.
En revanche, conditionner l’aide militaire occidentale à une « dénazification historique » immédiate relève de l’utopie géopolitique. Le modèle allemand s’est imposé après une capitulation totale et sous occupation alliée, pas en plein conflit de haute intensité. Exiger un examen de conscience mémoriel alors qu’un pays joue sa survie physique sous les bombes aurait été le plus sûr moyen de le condamner à la défaite.
Ce travail d’inventaire historique est indispensable et la Pologne a raison de le rappeler fermement. Mais il ne pourra s’accomplir sereinement que lorsque les armes se seront tues.