@Eric F
Bien vu. Merci pour le compliment.
Pour autant, « De la Comédie-Française », je ne fais que l’esquisser : il y aurait encore tant à dire ! [Le rêve : ne point trop en dire, juste le haïku définitif ou... l’exquise esquisse qui en dit long.] Et tant d’autres angles d’approche sont possibles.
Le théâtre est un puits sans fond, entre authenticité, facteur humain et artifices. Pour autant, une IA peut-elle remplacer un comédien sur scène ? Et le cinéma, ici, avec son espièglerie et sa finesse de touche, qui ne sont pas sans rappeler le panache de Cyrano, s’en fait le plus bel écho : une ode aux grandeurs et aux petites misères du spectacle vivant.
Puis le rire en salle, cette interactivité complice avec le spectateur que Jean-Luc Godard qualifiait de « transport en commun », fait tout de même un bien fou... hormis les portables allumés et les bruits de popcorn à répétition, qui nous sortent précisément du film, hélas.
Aveu : il m’est arrivé de lire une excellente critique, dans « Les Cahiers du cinéma » ou « Télérama », d’en être séduit, voire épaté, par les idées, un angle insolite, sa construction, ou au contraire d’être en désaccord total, et de me dire malgré tout : « Voilà, j’ai « vu » le film ! » Mais chut...
Le plus beau compliment qu’un lecteur puisse me faire serait donc, possiblement, celui-ci : avoir encore davantage envie de découvrir le film après m’avoir lu.
Puis ne pas oublier que le cinéma, tout visuel qu’il soit, vient d’abord de l’écrit : du scénario et de la solitude de la plume pensante. 