Qui êtes-vous pour me demander de me "contrôler" ?
Contrôlez donc vous-même vos informations :
"Quant à vos jurisprudences centenaires (foutaises, quels étaient les droits des enfants il y a 100 ans..."
- il n’existe pas des jurisprudences mais des cas qui font une jurisprudence.
- celle-ci, que vous jugez obsolète, a encore été appliquée dans les années 1980 et 1990 (voir par exemple, Tribunal de police, Bordeaux, 1981 et autres affaires citées plus haut dans ce fil.) Si un avocat n’utilise pas cette jurisprudence et entame une procédure de "plaider coupable", c’est déjà un aveu de l’échec possible de la justice, qui se garantit du ridicule par cette procédure. Voilà tout.
Votre omniscience, mise à mal de toutes part, me contraint, cher monsieur, à vous informer que je ne prendrai même plus la peine de vous lire.
Ce prof n’a effectivement rien à faire dans une classe : la préparation du cours aurait dû lui permettre de donner la bonne résolution du problème posé. Il s’agit donc là d’une question de conscience professionnelle.
Je ne suis toutefois pas d’accord sur la "facilité" supposée des concours et je voudrais donner quelques chiffres, concernant l’agrégation de mathématiques :
On peut voir le nombre d’étudiants ou de profs qui s’inscrivent au concours, mais qui abandonnent en cours de chemin (la moitié.) Le nombre de reçus correspond à la moitié de celui des "admissibles" (reçus aux épreuves écrites.) Le nombre de reçus est évidemment égal à celui des postes mis au concours. La sélection est donc quand même assez sévère (moins d’un candidat sur 10 est reçu.)
Les "quelques années d’université" sont quand même assez nombreuses, puisque pour préparer ce concours, il faut d’abord passer la licence (3 ans), une maîtrise (1 an) et préparer le concours (1 an dans le meilleur des cas.) Ca nous fait donc un bac +5 sans redoublement, auquel il faut ajouter 1 an d’IUFM et une inspection assez poussée pour devenir titulaire.
Pour le CAPES, je connais personnellement de bons élèves qui l’ont passé deux, trois fois, avant de jeter l’éponge. Ceux-là risquent effectivement de devenir maîtres auxiliaires, et sans passer par les IUFM.
Un gros problème se profile d’ailleurs à l’horizon : pour la rentrée prochaine, selon Luc Ferry, il manquerait 15 à 16% de candidats aux concours de l’enseignement du second degré, alors que dans le primaire, le nombre de candidatures augmenterait d’autant.
"Une procedure de justice est en cours et un ministre n’a pas a se prononcer la-dessus."
Vous avez parfaitement raison : un ministre n’a pas à se prononcer sur une affaire judiciaire en cours et n’a pas le droit de faire pression sur un magistrat. Vous noterez cependant que le procureur en charge de l’instruction n’a, à aucun moment, hésité à s’exprimer sur l’affaire, à la télé, allant, si je ne me trompe pas, jusqu’à évoquer des "problèmes avec l’alcool". Cela s’appelle une violation du secret de l’instruction et une atteinte au principe de la présomption d’innocence.
Si un homme politique avait fait les frais d’une telle attitude, il y a longtemps que la procédure aurait été annulée.
Enfin, c’est le ministère public qui a reçu la plainte et qui l’a reconnue fondée en droit. Mais le juge du fond devra, à l’audience, refaire cette instruction (oralement) et réexaminer les faits. Ce n’est pas le procureur qui juge !