J’ai très envie de continuer cette discussion avec toi malheureusement je suis épuisée ce soir et je préférerais être un peu plus en forme pour te répondre, j’espère pouvoir revenir sur ce fil demain.
"Pour démarquer ce qui relève de la science ou non, Karl Popper affirme qu’une théorie scientifique doit être réfutable [4]. "
Donc si je suis cette définition, pour être admise comme théorie scientifique, la théorie de l’évolution doit pouvoir accepter la réfutation (je ne sais pas si ça se dit mais on me comprendra) parce qu’il y a encore des choses à découvrir qui pourrait contredire ou compléter cette théorie. Or quand je lis certains commentaires "évolutionnistes", ça me fait penser au dogmatisme que tu combats (un dogmatisme scientifique, oups encore un oxymore). Pour certains, les créationnistes sont des tarés pas parce qu’ils croient en un créateur de toute chose mais parce qu’ils réfutent la théorie de l’évolution selon Darwin alors que scientifiquement parlant cette théorie peut être réfutable.
J’aurais aimé pouvoir intervenir plus tôt sur ce fil car je trouve ton article très intéressant (l’autre sur le créationnisme aussi d’ailleurs), mais bon le temps...
Tu dis :
"Selon qu’on aide quelqu’un contre une rémunération ou qu’on l’aide gratuitement, il y a une différence fondamentale. Dans le premier cas, c’est un échange « gagnant-gagnant », il n’y a nulle morale. Dans le deuxième, on a agit pour l’intérêt de l’autre et ce, gratuitement. Voilà ce qu’on peut qualifier de moral."
Même si la morale religieuse est appliquée parce qu’il y a promesse de récompense, je pense que tout le monde (croyants et non croyants) est capable de morale "désintéressée", entre guillemets parce qu’il y a toujours un petit intérêt (satisfaire l’égo, l’estime de soi), sauf quand l’acte moral est fait par amour, dans ce cas il peut être complètement gratuit quand on n’espère pas l’amour de l’autre en échange.
"Et l’obéissance aux principes par amour pour Dieu ? La fin n’est pas l’intérêt d’autrui mais de plaire à Dieu, et si la foi en ce dernier ne perdurait pas, on peut se demander si les principes seraient encore respectés ou non."
Probablement puisque la morale n’a pas besoin de foi en Dieu pour exister chez un individu.
"Cela n’a rien de transcendant, il existe chez d’autres espèces des comportements « altruistes » instinctifs [4] et des sentiments moraux (attachement, peine) sont observables chez les singes et les cétacés par exemple. Ces comportements « protomoraux » s’expliquent par la sélection naturelle, l’entraide étant favorable à la survie du groupe."
L’entraide chez les animaux existe aussi entre animaux de diffrérentes espèces , s’agit-il dans ces cas-là de sélection naturelle, de survie du groupe ou d’autre chose ?
On ne peut pas vous reprocher d’être islamophobe (on ne peut pas vous obliger à aimer l’Islam), mais le problème c’est que derrière l’islamophobie de beaucoup d’islamophobes se cache une part de musulmanophobie et ça c’est déjà beaucoup moins acceptable (pour moi en tout cas).
"les pratiquants de l’islam devraient, en raison de leur natalité, être majoritaires "dans 15 ou 20 ans", selon Olivier Servais, sociologue et anthropologue des religions à l’UCL."
Avec le temps les musulmans ont tendance à se rapprocher du modèle familial français (1 à 2 enfants par couple), la majorité des "pratiquants de l’Islam" aujourd’hui, utilise des moyens contraceptifs, les couples musulmans de 2ème ou 3ème génération en général n’ont que 3 ou 4 enfants maximum (souvent 2 ou 3). De plus vu la situation sociale parfois déjà bien précaire de la plupart d’entrre eux, ils auraient plutôt tendance à faire moins d’enfants pour éviter d’aggraver leur situation, et dans les nouvelles familles musulmanes il n’est pas rare de voir les deux époux travailler, ça laisse moins de temps et pour faire des enfants et pour les élever. Je pense donc que même si les musulmans devenaient majoritaires dans 15 ou 20 ans (j’en doute), ils ne le resteront probablement pas longtemps, les chiffres pourraient au contraire s’équilibrer avec le temps.
"L’explication tient d’abord à "l’intensité" de la pratique religieuse musulmane."
L’intensité de la pratique religieuse musulmane est très souvent rattrappée par la réalité sociale.
"Pour l’instant, la situation n’est pourtant pas comparable avec celle qui prévaut en France, où des émeutes agitent régulièrement les banlieues à forte population musulmane."