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  • ka 23 novembre 2007 15:24

    @ Zalka

    Et tu parles le chleuh ? Parce que j’ai remarqué que les nouvelles générations (celles qui vivent en France), parlent très peu le chleuh avec leurs gosses, c’est dommage. Moi j’ai pu l’apprendre parce que même si je parle très souvent en français avec mon père, ma mère elle ne parle pas du tout le français et nous a élévé en nous parlant en tachelhit. Par contre je ne sais pas écrire le berbère, j’ai pas appris le tifinagh.



  • ka 23 novembre 2007 15:15

    Mais même si cet alphabet a des liens avec le berbère il est très peu utilisé par les berbères eux-mêmes qui communiquent pour la plupart exclusivenemt oralement en berbère. Cet alphabet aurait peut-être subsisté et aurait peut-être été assimilé par la totalité des berbères s’il n’y avait pas eu de conquête arabe, mais aujourd’hui les berbères doivent passer par l’arabe pour faire valoir le berbère sans connaissance de l’arabe ils n’ont aucun poids.

    Tant qu’il n’y aura pas de développement réel des régions berbères, la culture berbère n’aura pas de poids.

    Utiliser un alphabet commun à tous les berbères c’est bien mais ça ne règle pas le problème de la diversité linguistigue qui marginalise les berbères bien qu’ils soient majoritaires dans certaines régions, il n’ ya pas d’unité.



  • ka 23 novembre 2007 14:44

    Si tu parles du tifinagh, on ignore son origine, comme celle des berbères d’ailleurs, il pourrait en fait s’inspirer d’autres langues qui n’ont pas grand chose à voir avec les dialectes berbères parlés aujourd’hui, alors peut-on vraiment parler d’alphabet berbère ?



  • ka 23 novembre 2007 14:37

    « Les berbères du souss (dont je suis originaire) ont a mon sens trouvé un équilibre entre l’attachement à leur identité et l’apprentissage nécessaire de l’arabe. »

    D’accord avec toi, mes parents sont originaires du souss aussi, par contre pour ce qui est de l’instruction des filles j’ai remarqué que dans le village de mes parents les filles comme les garçons allaient à l’école, enfin si on peut appeler ça une école, une prof fait cours aux enfants du village que quelques jours par semaine et elle est hébergée chez une des familles du village. Mais j’ai remarqué que malgré ce semblant d’instruction, il n’y a pas vraiment de continuité dans les études après le niveau primaire il n’y a rien ou alors il faut partir pour la ville, ce qui engage des frais donc les parents qui n’ont pas de famille en ville qui puisse prendre en charge la scolarité de leurs enfants,ne peuvent offrir un meilleur avenir à leurs gosses, les enfants n’ont d’autres choix que de rester au village à travailler leur terre ou de devenir serveur dans la ville la plus proche pour des clous. Les filles, elles, essayent de trouver un mec qui a plus de moyens que leurs parents et de préférence qui vit en ville pour éviter la pénibilité du travail à la montagne.



  • ka 23 novembre 2007 14:14

    La littérature berbère n’est pas inexistante mais comme il y a peu de traces écrites (il n’y avait pas au départ d’alphabet berbère, c’est très récent et peu reconnu), certains textes ont été écrits avec l’alphabet arabe mais beaucoup de poèmes berbères que l’on peut retrouver dans les chants ont été transmis oralement et la plupart ont disparu avec les années et avec l’arrivée de la culture arabe et les exigences des différents colonisateurs.

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