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Alexandre Gerbi - AgoraVox le média citoyen

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Alexandre Gerbi

Alexandre Gerbi

Ancien professeur au Lycée Lyautey de Casablanca, ancien journaliste, Alexandre Gerbi est l'auteur de Histoire occultée de la décolonisation franco-africaine, Imposture, refoulements et névroses (L'Harmattan, 2006), de La République inversée, Affaire algérienne (1958-1962) et démantèlement franco-africain (avec Raphaël Tribeca, L'Harmattan, 2011), de Histoire inavouable de la Ve République, De la révolution inversée au désastre contemporain (L'Harmattan, 2015), de Le Cinquième Saut ou Le Livre blanc de Charles de Gaulle, Chronique d'une Résurrection (Editions du Plaqueminier, 2019), de Le Toton de Welching Gulch ou L'Extraordinaire histoire de Marcellineau d'Anjoulx, western (Editions du Plaqueminier, 2022). Membre cofondateur du Club Novation Franco-Africaine (fondé en 2007) et animateur du blog Fusionnisme, il propose une relecture à contre-courant de la décolonisation franco-africaine et des crises identitaire, économique et sociale qui minent la France contemporaine.

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  • Premier article le 14/08/2010
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Derniers commentaires



  • Alexandre Gerbi Alexandre Gerbi 28 mars 2020 14:32

    @Carburapeur

    Puisque cela semble vous avoir échappé, je copie-colle. Bonne lecture.

    Le Pr Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière de Paris, pouvait ainsi déclarer : « Le taux de létalité [du Covid-19] a tendance à baisser depuis le début de l’épidémie. Il a d’abord été estimé à 15%, puis à 2%, puis à 1%. Dans les études, actuellement, on dit 0,5 à 1%. Mais le problème c’est qu’on ne connaît pas le dénominateur, et plus notre connaissance progresse sur le nombre de patients infectés (...), plus on se rend compte qu’il y a énormément de gens qui sont infectés avec peu de symptômes voire pas de symptôme du tout. Et donc on estime que le taux de létalité est probablement moindre que celui qu’on a calculé jusqu’à maintenant. Et je pense qu’il va terminer autour de 0,1%, (...) donc on va se retrouver avec un taux de létalité globalement proche de celui de la grippe. (...) Le virus lui-même (...) n’est pas la peste du Moyen-Âge, clairement. [C’est un] virus émergent, pas très grave. » Voir ici la vidéo.

    Le Pr Didier Raoult, directeur de l’IHU Méditerranée Infection, ne dit pas autre chose : « (...) Bien sûr, les maladies infectieuses sont des maladies d’écosystème, mais on ne trouve pas [avec le Covid-19] une catastrophe qui justifie des mesures dignes d’une catastrophe atomique. Par ailleurs, si on regarde ce qu’est la mortalité de cette maladie, c’est assez difficile à évaluer, mais il y a, au moins, un endroit dans lequel c’est facile d’évaluer une part de la transmission, et la part de la mortalité. C’est cette grande folie qu’ont fait les Japonais en coinçant tout le monde sur un bateau de croisière, avec des gens dont la moyenne d’âge était extrêmement élevée, comme les croisiéristes en général. Il y avait à peu près 3000 personnes [sur le bateau]. Là-dessus, il y en a 700 qui sont tombées malades et 7 qui sont mortes. Dans la population la plus à risque, la mortalité est de 1% ! Donc il faut arrêter de raconter des choses qui terrifient les gens. Bien entendu, si vous ne testez que les gens en réanimation (...) vous aurez une vision de la gravité de la maladie qui n’aura rien à voir avec la gravité de la maladie, [car] la gravité de la maladie des gens qui sont en réanimation généralement est très grave. (...) Moi je ne vois pas de signaux de mortalité qui soient spécifiquement redoutables [par rapport à une grippe classique] (...) » Voir ici la vidéo"



  • Alexandre Gerbi Alexandre Gerbi 23 mars 2020 15:05

    Aux Administrateurs d’AgoraVox,

    Une malencontreuse coquille m’ayant échappé au début de l’article, serait-il possible de corriger dans le premier paragraphe « meurtrièren » en « meurtrière » ?

    Merci d’avance et bien cordialement,

    AG



  • Alexandre Gerbi Alexandre Gerbi 23 mars 2020 15:02

    @Nicolas_M
    Merci pour votre mise en garde, mais vous noterez que, plutôt légaliste de nature, je n’appelle pas à ne pas respecter le confinement. Au demeurant, je vous accorde qu’au point où nous en sommes de l’avancée de l’arbitraire et de la logique totalitaire, l’argument serait sans doute de peu de poids face à un juge macrono-lepéno-hidalgo-mélenchonien ;)



  • Alexandre Gerbi Alexandre Gerbi 29 février 2020 18:12

    @HELIOS

    Vous avez le droit de penser que l’Algérie n’était pas la France. Reste à savoir, dans votre vision des choses, ce qu’il advient de l’Outre-Mer, et même, en métropole, de l’Alsace ou de la Corse, par exemple.

    En revanche, rien ne vous autorise à qualifier mes travaux d’affabulation ou de manipulation. D’autant que si affabulation et manipulation il y a, elles se trouvent bien davantage du côté des gaullistes et, plus généralement, de ce qui tient lieu de « Ve République ».

    Au lieu de dénigrer mes recherches, vous serez bien aimable d’argumenter et de démontrer en quoi ce que j’avance sur les mensonges de De Gaulle en 1958 (je vous renvoie notamment à ses discours-programmes prononcés en Algérie en juin 1958, dénués d’ambiguïté contrairement à ce que prétend la doxa gaulliste), sur ses manipulations (notamment dans l’Affaire gabonaise) et sur ses violations multipliées et gravissimes de la Constitution (notamment avec la trop méconnue Loi 60-525).

    Je vous trouve bien naïf : il semble vous échapper que les décisions et les menées gaulliennes ont été très lourdes de conséquences.

    Avoir livré l’Algérie au FLN comme l’a fait De Gaulle (alors que rien ne l’y obligeait), a conduit les populations arabo-berbères à subir immédiatement, par terreur politique et massacres de masse, un lavage de cerveau, une reconstitution de leurs mémoires collective et individuelle, et finalement un bourrage de crâne nationaliste et islamiste. Avec pour conséquence l’effondrement économique et social de l’Algérie, et son basculement, à terme, dans la guerre civile sur fond d’obscurantisme religieux, selon un schéma en passe de se reproduire, à quelques décennies de distance, en métropole.

    De même, la paupérisation de l’Algérie, tout comme celle des anciens territoires d’Afrique subsaharienne, a entraîné une émigration de masse vers l’ancienne métropole. Emigration dont tout laisse à penser qu’elle n’aurait pas eu lieu, ou dans des proportions bien moindres, si ces territoires avaient été maintenus, ainsi que le souhaitaient la plus grande partie de leurs leaders, dans une République soucieuse de leur développement. Au contraire, les pseudo-indépendances ouvrirent la voie, comme l’avait prévu, en autres, Germaine Tillion (je vous renvoie à son excellent ouvrage paru à l’époque aux Editions de Minuit, L’Algérie en 1957), au pillage des richesses par une nomenklatura locale ainsi que par le néocolonialisme.

    Au lieu de juger l’histoire à l’aune de ses conséquences d’ailleurs non identifiées comme telles, vous seriez bien inspiré de réfléchir sur ces mêmes conséquences à l’aune de cette même histoire enfin vue sans oeillères.

    Ce que j’essaie modestement de faire depuis quinze ans à travers mes divers ouvrages et articles, le plus objectivement possible, quelles que soient mes convictions par ailleurs.



  • Alexandre Gerbi Alexandre Gerbi 24 février 2020 19:09

    @Daniel PIGNARD

    Pour la plupart, les « colonies » n’ont pas « repris leur indépendance », comme vous dites, mais ont été larguées par Charles de Gaulle ; elles se sont vu imposer, par lui, l’indépendance (d’ailleurs le plus souvent fictive...), au prix de multiples subterfuges et violations de la Constitution (depuis l’affaire gabonaise, en 1958, jusqu’à.la Loi 60-525, en 1960).

    Par ailleurs, les « colonies », comme vous dites, n’en étaient plus : elles étaient devenues, en 1946, des « Territoires » de l’Union française, puis, en 1958, des « Etats » associés dans la Communauté française, ou plutôt franco-africaine.

    Quant aux Africains, ils étaient déclarés Français depuis 1946, avec un statut, certes, inégalitaire, mais sur le papier ils étaient bel et bien déclarés citoyens français : c’est d’ailleurs à ce titre que la plupart des leaders subsahariens ne réclamaient pas l’indépendance mais entendaient pousser ce processus à son terme, c’est-à-dire jusqu’à l’égalité complète, meilleur moyen de mettre un terme au colonialisme.

    Les Français ont eu leur mot à dire : lors du référendum du 28 septembre 1958, ils ont approuvé à 80% la nouvelle Constitution, qui faisait des Arabo-Berbères d’Algérie, pour la première fois, des Français à part entière (46 députés arabo-berbères trouvèrent place sur les bancs du Palais Bourbon entre 1958 et 1962).

    Mais De Gaulle fit l’exact contraire de ce qu’il avait annoncé. Au lieu de bâtir l’unité égalitaire franco-africaine, il poussa d’abord, voire accula, l’Afrique noire à l’indépendance (1958-1960, à l’exception de Djibouti et des Comores). Cela fait, il liquida l’Algérie française dans un bain de sang. Abusés par la propagande d’Etat, les Français ont naïvement approuvé un référendum d’autodétermination (1962) dans une Algérie où l’ALN, entrée dès avant l’indépendance avec la bénédiction de De Gaulle et équipée par lui, s’empressa de semer la terreur et de massacrer les partisans de la France, sous l’oeil impavide de l’armée française dûment reprise en main après le putsch avorté d’avril 1961. C’est dans ce conditions très spéciales que les Algériens approuvèrent l’indépendance par 99,72% de voix. Je vous laisse apprécier ce chiffre...

    Ceci étant dit, vous êtes bien sûr parfaitement en droit de partager les vues de De Gaulle et de la majorité des élites politiques hexagonales de l’époque. Vous êtes en droit de passer par pertes et profits les 130 ans d’histoire commune avec l’Algérie et un peu moins avec l’Afrique noire (et bien davantage concernant le Sénégal, français depuis le XVIIe siècle). Vous pouvez sans problème oublier les soldats arabo-berbères et subsahariens morts pour la France en 1914-1918 et 1939-1945. Vous pouvez tenir pour négligeables les écrivains africains qui ont voué un culte passionné à la langue française et lui ont offert de magnifiques pages de sa littérature. Vous pouvez parfaitement, aussi, juger les Africains comme définitivement étrangers à la France pour des raisons civilisationnelles, culturelles, religieuses, voire raciales : après tout, c’est pour cela que la deuxième Ve République a bazardé l’Afrique noire et l’Algérie, et je ne sache pas qu’aucun des successeurs de De Gaulle ait jamais désavoué ni dénoncé ce choix et ses motifs.

    Au contraire, Macron y compris, tous tressent au Général des couronnes de lauriers et le présentent comme un génie. Il faut croire que larguer 95% du territoire de la République et les deux tiers de sa population (et bien davantage à terme...) au nom de critères civilisationnels, religieux ou raciaux, ou encore pour des raisons de gros sous, est donc génial. Même si dans les faits, soixante-dix ans plus tard, l’état général de la France, de l’Afrique et de l’Algérie n’en apportent qu’une démonstration assez discutable...

    Enfin, merci de ce rappel des paroles de la sublime Marseillaise : De Gaulle, soutenu en coulisse en 1958 par la CIA et le Département d’Etat contre la promesse de démanteler l’ensemble franco-africain, Algérie comprise, après avoir entourloupé en profondeur l’armée et le peuple de France, peut s’y reconnaître.

    Ceci étant dit, bien sûr, vous avez parfaitement en droit d’adhérer à la fable selon laquelle le Général fut toujours haï par les autorités états-uniennes, et indépendant d’elles, comme c’est si souvent répété à la télé.

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