Pareil pour moi ! Travaillant dans un contexte international, je ne supporte plus d’entendre dire que les français sont des paresseux. Nous sommes les plus productifs du monde. Je le constate à mon travail, et j’estime qu’un français fait le travail de deux ou trois américains et de six à quinze indiens... et je ne parle pas de la qualité du travail accompli... Et coté salaire, nous ne sommes pas récompensés par cette productivité.. Forcément, puisqu’on nous dit qu’on ne fout rien.
A force de nous dire que nous sommes fainéants, on nous met un pression énorme pour nous faire travailler plus. On en arrive à des France Télécom où les gens n’ont plus d’autres alternatives que le suicide pour échapper à la pression. Stop, ça suffit ! Qu’on arrête avec cette idéologie malsaine !
Cette suppression de la garden party, c’est du pipi de chat, un truc bien médiatique pour se faire mousser au journal de 20h00. J’extrapole à peine : « écoutez moi bien, m’sieur Pujadas, aucun président avant moi n’avait fait de tels efforts ». Las, c’est oublier que le fonctionnement quotidien de l’Hadopi, c’est au minimum420 000 euros, et cela, uniquement pour les frais d’identification des adresses IP, auxquels ils faut ajouter les salaires, loyers, etc...
Bref, l’Hadopi, c’est au minimum une garden party (740 000 euros) tous les deux jours. Dans le seul intérêt d’industries déclinantes et incapables de s’adapter, mais dont le seul mérite est d’être les amis du président.
Quant à l’avion présidentiel, Air bling bling one, avec son coût de 180 000 000 d’euros, c’est 240 garden party... Pour ce prix, on a la cafetière et le lit présidentiel pour s’envoyer au 7ème ciel.
J’ai horreur de cette nouvelle fonctionnalité d’Agoravox : celle du « click to share ». Non seulement je trouve que cela ne sert à rien, mais en plus, que ça diminue les possibilité de navigation.
Une telle image devrait être insérée sous forme de vignette dans le texte et être liée sur une version agrandie.
Pourquoi diable ne pas mettre le « click to share » sur un bouton dédié à cet usage ? Pourquoi le mettre sur une image ? Ce n’est pas l’image que l’on partage, c’est tout l’article ! Cela viole le « principe de la moindre surprise ».
Cette fonctionnalité est donc contre-intuitive et nous prive de la possibilité d’agrandir les images, ce qui est dommageable pour cet article pourtant intéressant.
Oui. Si vous n’avez rien à vous reprocher, autant installer une caméra chez vous, et affichée au commissariat de police. Comment, vous ne voulez pas ? C’est donc que vous avez des choses à vous reprocher ! C’est douteux de refuser d’être surveillé !
Je me pose souvent la question : si les forces de l’ordre avaient eu les moyens de contrôle d’aujourd’hui (fichiers informatisés, caméras, ...) quel aurait été l’issu de la guerre ? Qu’aurait pu faire la résistance ? Sommes-nous sûr de nous n’aurons plus de conflit dans l’avenir ? Même ici, en France ?
Ne laissons pas Orwell s’installer !
Installer une caméra chez soi, c’est justement ce que propose l’auteur de cet article publicitaire...
Non, la videosurveillance n’améliore pas la sécurité. Leur effet dissuasif est faible : « il n’y a pas de corrélation systématique entre la densité de caméra et leur supposés effet préventif » disent le sociologue Tanguy le Goff et Eric Heilman, maitre de conférence à l’université de Dijon. Même le rapport publié par le ministère de l’intérieur en juillet 2009 le dit : « l’efficacité préventive de la vidéosurveillance est bien mince »
Ce qui condamne les caméras de vidéosurveillance à n’agir qu’à postériori, une fois que le mal est déjà fait. Ainsi, vous vous faites violer ou agresser sauvagement, comme le jeune Martin de Grenoble récemment ? Ça vous fera une belle jambe de savoir qu’on a la vidéo des agresseurs ! Et d’ailleurs ce n’est même pas vrai. Le rapport continue : « [la vidéosurveillance a] une aide à l’élucidation marginale ». Il suffit de porter une capuche pour vous rendre méconnaissable. Pire : la nuit, la définition n’est pas assez bonne pour qu’on puisse exploiter les images !
Pour qu’elle soit efficace, il faudrait 1 surveillant humain 24h/24, 7j/7 pour 3 à 4 caméras installée. C’est là le leurre et la tromperie de cette lubie des caméras partout : on croit qu’elles peuvent remplacer des êtres humains (policier, gendarme, opérateur). C’est ce que fait actuellement le gouvernement en ne remplaçant pas un départ à la retraite sur deux et en augmentant le nombre de caméras. C’est une erreur car en définitive, il faut bien du personnel humain pour mettre en prison les voleurs ou simplement visionner ces caméras. Ce ne sont pas les caméras qui le feront ! On arrive à la situation ubuesque de l’Angleterre ou des centaines de caméras ne sont jamais visionnées... (3% des images collectées sont visionnée !) La sécurité a-t-elle été augmentée ? non
Alors, pourquoi insister pour installer ces caméras ? Dans la plus pure tradition orwellienne de la novalangue, le gouvernement est allé jusqu’à remplacer le terme « vidéosurveillance » par « vidéoprotection ». Les caméras, c’est la protection. C’est simple : elles permettent de déplacer des fonds publics qui étaient consacrés à la police et gendarmerie à des sociétés privées travaillant dans la vidéosurveillance (sociétés dont semble faire partie l’auteur de cet article tant la ficelle publicitaire est grosse). Bref, les caméras, c’est moins de flics, et plus de thunes pour les amis du fouquet’s.
Source des citations : Science & Vie N° 1111, Avril 2010, pages 82-87, article « Le bluff de la vidéosurveillance »