"mais si je vous parle de la grognasse qui passe son temps à se faire les
ongles derrière son bureau en bavassant à longueur de journée avec sa
voisine de palier, comme dans les ministères et collectivités locales où
je suis passée (une véritable honte !!!) vous me dites quoi ?«
Vous parlez - en l’insultant, quel argument !- d’une personne recevant du public.
Ce que je vous dis, c’est que les fonctionnaires nationaux ou territoriaux qui reçoivent du public représentent une infime minorité ! C’est vous qui prenez toujours les mêmes en exemple !
L’immense majorité des fonctionnaires »de terrain" sont bien les enseignants (800 000 si je me souviens bien !), les infirmières d’hôpitaux publics, les policiers, les pompiers, les surveillants de prison.
Sans compter qu’il existe une lourde administration privée où celui ou celle qui vient réclamer n’est pas du tout bien reçu, je puis vous l’assurer d’expérience !!!
« Comme ça craque de partout : prisons, ehpad, hosto et bien, ça sera dans l’EN que ça va tailler. »
Si c’est l’idée sous-jacente de ce « rapport », elle n’est pas des meilleures électoralement parlant : il y a beaucoup plus de parents et de grands-parents directement concernés par l’éducation de leurs enfants et petits enfants que de personnes hospitalisées dans le public et leurs proches, plus encore que de personnes concernées par les problèmes de la police ou des prisons.
Mais il était inévitable qu’à mesure que l’ultra-droite économique et sociale révélera sa vraie nature aux naïfs qui ont voté Macron en pensant qu’il serait un « modéré », il sera de plus en plus impopulaires parmi les cocus !
« Sous Sarko, l’histoire a été supprimée en terminale S, c’était aussi dans un but inavouable d’économiser des postes. »
Pas seulement, il aurait pu alléger le programme français .
Mais la connaissance de l’histoire est essentielle à la formation du citoyen éclairé. Et pour un enfant du peuple, cette connaissance n’est pas favorable à la droite, pas favorable à un Sarkozy.
Dans le même ordre d’idée, Pétain avait supprimé l’enseignement de la philosophie et imposé la morale des devoirs envers Dieu à tous, ennemi juré de la laïcité. Il avait aussi fermé les écoles normales d’instituteurs.
J’adore le rapport de ces deux privilégiées de la bourgeoisie, bien maquillées, qui parlent de gens qu’elles n’ont jamais connus ni de près ni de loin mais se permettent de donner des leçons à des professionnels qui sont « au charbon », eux, dans ces quartiers difficiles !
"La strate à supprimer c’est la dernière créée : Les « grandes régions »
qui préfigurent le morcellement et la disparition de l’état.«
D’accord à 100% !!! C’est le grand »complot« des capitalo-européistes !
En corollaire on essaie de diminuer drastiquement le nombre de fonctionnaires d’État. On parle de 120 000 suppressions par »départ volontaire", oubliant qu’enseignants, policiers, pompiers, infirmières ont choisi ce métier pour exercer une activité de bien public.
Pourtant les hommes et femmes nés moins de dix ans après la guerre avaient beaucoup moins de moyens de s’informer de la réalité sociale qu’aujourd’hui.
Peut-être que la proximité relative de l’occupation nazie et des collaborateurs avaient ouvert les yeux de leurs parents sur les dirigeants pro-capitalistes, la bourgeoisie comme on disait, et qu’ils s’étaient imprégnés de leurs récits et leurs opinions.
Il est clair cependant que le retour de De Gaulle « aux affaires » a coïncidé avec une volonté réactionnaire d’autoritarisme social qui n’a pas fait l’objet d’une opposition frontale du parti communiste (inféodé à l’URSS) et des gens de gauche, sans doute parce que de Gaulle demeurait la grande figure de la Résistance et qu’il était le seul espoir pour une fin de la guerre d’Algérie sans guerre civile en métropole.
Mais au bout de dix ans de « règne » ce régime autoritaire était devenu insupportable à la jeunesse « baby boomer » ... ce qui au final a fait les jeu des pro-américains !