Les Chinois au
sortir de la guerre ont instauré un « communisme » calqué
sur le stalinisme, alors très prestigieux mâtiné d’un
traditionnalisme à la Ghandi.
Les excès de la
Révolution Culturelle et l’inefficacité économique du repliement
sur soi qu’a connu le pays liés à une hostilité envers les
diplômés, conduisaient lentement la Chine à la stagnation après
un incontestable progrès dans l’industrialisation, obtenus avec le
sacrifice partiellement consenti de la population.
C’était comme le
premier étage d’une fusée ayant épuisé son combustible. Il
fallait allumer un second étage.
Les Chinois ont
alors, sous le contrôle du parti communiste tâtés du capitalisme
qui paraissait donner de meilleur résultats en libérant
l’initiative privée, en redonnant aux diplômés une place
essentielle dans la conduite du pays, et surtout en permettant à
l’étranger d’investir en Chine et d’apporter des technologies que la
Chine n’avait pas ainsi à retrouver.
C’était le deuxième
étage de la fusée qui lui aussi a épuisé sa capacité propulsive
aujourd’hui.
Il faut maintenant
que la Chine invente toute seule le troisième étage pour une mise
en orbite stable, une économie économe et écologique, et la
réduction des inégalités excessives qui n’ont pas lieu d’être.
C’est bien entendu
une affaire financière qu’il faut régler en premier lieu, avec une
lutte sans merci contre la corruption, la spéculation sur les
produits financiers, les « bulles » financières, la fuite
des capitaux (il en s’agit pas de faire la même erreur que les
capitalistes qui ont investi en Chine et transféré leurs
entreprises et leurs savoir-faire, en suscitant des concurrents moins
cher à l’étranger !).
@diogène "les « boursicoteurs » jouent à la hausse ou à la baisse sans se
préoccuper de la santé de l’entreprise dont ils achètent ou vendent les
actions,«
En réalité, les spéculateurs attendent la publication des comptes de la société pour vendre ou acheter. S’il arrive qu’ils achètent quand ces comptes sont mauvais, c’est à bas prix parce qu’ils sont persuadés que l’entreprise va retrouver les bénéfices ne seraient-ce qu’en licenciant : c’est le cas actuellement pour le groupe »Carrefour« . Mais seuls seuls ceux qui bénéficient du délit d’initié sont gagnants à tous les coups car ils connaissent les bilans avant publication, gagnants sur le petit boursicoteur qui pêche ses informations dans des journaux boursiers : pour gagner il faut agir à l’opposé de la »masse« . »Acheter au son du canon, vendre au son des violons (pour les prises de bénéfices)«
»comme on jouerait au tiercé« : les joueurs de tiercé essaient de trouver le trio gagnant en »analysant" les performances des chevaux. la plupart ne jouent pas au hasard.
« le bitcoin, au fond...c’est une action en bourse comme une autre, ça n’est pas plus ou moins réelle que ça. »
Pas vraiment, une action en bourse est une part de propriété d’une entreprise réelle. Le bitcoin n’a aucun lien avec l’économie réelle, celle du travail, de la production.
En France, comme le dénoncent les Pinçon-Charlot, il y a une haine profonde, irrationnelle, des super-riches pour les autres Français. Cela les conduit à préférer tout aussi irrationnellement l’étranger, la langue anglaise, plutôt que ce qui est français.
Cette phobie n’existe pas chez les investisseurs étrangers qui font de la France une destination privilégiée pour placer des capitaux, et ce après des études rationnelles.
Les Japonais de Toyota ont constaté que les travailleurs de leur usine de Valenciennes produisait des voitures d’une qualité comparable sinon supérieur à celles qui étaient fabriquées au Japon et en Asie : le taux de pannes des Toyota France est parmi les plus faibles de toutes les marques.
En conséquence ils investissent pour lancer à Valenciennes un nouveau modèle, sans doute hybride et très équipé, qui n’aura guère de concurrents en Europe. (Ce qui serait comique c’est que la voiture soit exportée au Japon !)
Ce que font les Japonais avec les ingénieurs et travailleurs français pourrait être fait avec le patronat français s’il était moins c..., disons plus rationnel.