[..] "Mais cette année, Israël
a aussi atteint de nouveaux sommets, en incarcérant un bien plus
grand nombre d’enfants palestiniens de 12 à 15 ans, rendant
l’emprisonnement de Dima inquiétant non pas tant par sa nouveauté
que par son extrême banalité.
Fin décembre 2015, 116 enfants
palestiniens de 12 à 15 ans étaient détenus en détention
militaire israélienne, onze fois plus que l’année précédente.
Au total, ce sont 440 enfants âgés
de moins de 18 ans qui sont actuellement retenus en détention
militaire, c’est le nombre le plus élevé depuis que l’armée
israélienne a commencé à publier ses statistiques en 2008, et
c’est près de deux fois et demi le nombre d’emprisonnés d’il
y a un an."
Charlotte Silver, journaliste
indépendante
Gageons que si Assad ou Poutine
emprisonnaient des adolescents pour délits d’opinion, les cris des
belles âmes assourdiraient la planète. Mais là, rien. Même de la
Patrie des Droits de l’Homme et patata.
L’enfant fait
des efforts avant tout pour lui et plus il le comprend tôt mieux
c’est.
Les
efforts intellectuels de l’enfant occasionnent de la fatigue
intellectuelle et donc une certaine forme de souffrance. Aucun adulte
sorti des études ne s’inflige une telle fatigue, et mesur mal
celle de l’apprenant, hormis ceux qui se lancent dans une formation
continuée de haut niveau. Et alors la plupart se plaignent justement
d’une certaine souffrance intellectuelle ! Pourtant ils en
attendent une récompense rapide, par une promotion professionnelle
ou simplement de retrouver un emploi dès la sortie du stage de
formation.
Il
y a une analogie avec la souffrance physique que l’on s’inflige
dans les grands efforts sportifs : il faut une récompense
immédiate, avoir atteint le sommet, avoir gagné la course, avoir
amélioré son record, se sentir bien après récupération
(endorphine), avoir bien dansé etc.
Forcer
son cerveau, modelé pendant les dizaines de milliers d’années du
paléolithique, à s’adapter brutalement au regard de l’évolution,
à se domestiquer soudain en intégrant des aptitudes aussi
étrangères à la vie de l’homme de l’âge de pierre que la
lecture ou les abstractions mathématiques, demande une solide
motivation appuyée sur un plaisir rapide.
La
promesse vague d’une récompense à l’âge adulte, dans dix ou
vingt ans, c’est beaucoup trop éloigné dans le temps pour des
enfants et d’autant plus qu’ils sont jeunes, lesquels n’ont
même pas la notion d’une telle durée.
Non,
il faut que le plaisir intellectuel qui paie l’effort consenti
vienne en classe.
Parce qu’ils sont
tous allés à l’école les ados, les adultes, les vieillards, les
parents, grands-parents et les autres, se pensent compétents pour
parler d’éducation.
Sauf que ce n’est
pas si simple.
L’éducation des
enfants, nécessaire à la pérennité de la civilisation
technologique avancée, implique que l’on malmène leur cerveau avec
des pensées, des idées qui ne sont pas naturelles à l’animal
qu’ils sont, que nous sommes, ni nécessaires à sa survie immédiate.
Ce ’’forçage’’
comme on dirait pour une plante, est fatigant, douloureux. Il n’est
acceptable que s’il procure du plaisir, un plaisir raffiné de
réussite intellectuelle auquel tous les enfants ne sont pas
sensibles, du moins pas au même degré ni aussi fréquemment.
Par exemple le gros
effort nécessaire pour apprendre à lire est payé de la volupté de
pouvoir découvrir soi-même des histoires et de lire la joie et la
fierté dans le regard des parents.
Mais si ces
récompenses n’existent pas, apprendre à lire ne sera qu’une
souffrance.
L’école doit payer
par ce plaisir les efforts qu’elle demande aux élèves. D’abord par
le choix de programmes intéressants : il faudrait une refonte des
mathématiques pour intégrer les jeux de stratégie et de logique,
abandonner aussi la forme pour le fond etc.
Le cours d’histoire,
de géo de sciences ou le professeur croit enseigner par un discours
devait être remplacé par des vidéos qu’il lui serait loisible de
commenter et de vérifier que les élèves ont tout compris.
Évidemment, celles-ci devraient être au préalable enregistrées
par des personnes compétentes, éventuellement avec des acteurs et
mises à disposition gratuite par le gouvernement.
Utopie, oui je sais
!
De toutes façons,
quelle que soit les techniques d’éducation, il y aura les
professeurs passionnants et les autres, nous en avons tous fait
l’expérience et cela sera difficile à changer vu la manière de les
recruter.
L’éthique de l’entreprise c’est le profit maximum pour l’actionnaire et la pressurisation maximum pour les travailleurs. Le reste est littérature. Signez, jeune homme, ça ne vous empêchera pas d’être utilisé comme chien de garde du capital dans votre future entreprise et de rester sur un siège éjectable !
Le territoire
israélien dont les frontières sont reconnues par l’ONU, ainsi que
les territoires volés au Palestiniens, sont arides. Malgré
l’accaparement de l’eau par les Israéliens au détriment des
non-juifs, une agriculture exportatrice est un non sens. Le Jourdain
devient un ruisseau et le niveau de la Mer Morte baisse toujours.
La production
industrielle de ce petit état reste confidentiel à l’échelle
internationale, surtout confrontée à la production chinoise et pour
les industries peu techniques aux pays à bas coût de main-d’œuvre.
Bref, ce pays n’a
guère de revenus et entretient une armée et une défense
disproportionnées avec ses moyens financiers. Sans les dollars US,
Israël serait en faillite.